Sélectionner une page

Les guingampais nous racontent leurs EAG – PSG

LES GUINGAMPAIS NOUS RACONTENT LEURS EAG-PSG

 

Dimanche le PSG tentera de reconquerir le Roudourou de Guingamp, stade dans lequel il n’a gagné qu’une fois lors de ses 5 derniers déplacements (2-0 en 2015/16). Cette saison sur Histoire du PSG nous avons décidé de donner la parole aux supporters parisiens mais aussi aux supporters adverses afin qu’ils nous racontent leurs meilleurs souvenirs des matchs face au PSG. Aujourd’hui, Freddy, Rodrigue, Adrien, Stephane et Yoann Riou, journaliste au sein du groupe L’équipe, nous offrent leur regard sur les Guingamp – PSG. un grand merci à eux!

 

 

QUEL EST VOTRE MEILLEUR SOUVENIR DE SUPPORTER GUINGAMPAIS ?

Rodrigue et Freddy sont supporters depuis les années 2000, Adrien les années 90 et Stephane il y a encore un peu plus longtemps. Si la Coupe de France 2009 revient dans beaucoup de bouches, celles d’Adrien et Freddy, Rodrigue lui a d’autres anecdotes : « Il y a biensur les 2 finales des coupes de France ou encore la victoire contre Kiev en 16eme de l’Europa League mais la 1/2 de coupe de France face à Monaco en 2014 était grandiose. Je n’avais jamais vu une telle ambiance au Roudourou. » 

Guingamp (L2) vainqueur de la CDF 2009 après la finale 100% bretonne contre Rennes

Pour Stephane, le meilleur souvenir a lieu face au PSG lors d’un match de Coupe de France en 1994.

Stephane : « Guingamp évoluait en national, la tribune qui accueille le kop rouge aujourd’hui n’existait pas encore. C’était une butte en herbe, avec la pluie on avait les pieds dans la gadoue ( glissades…). Malgré un bon match de nos Guingampais le PSG s’est imposé sur un coup de boule de Weah. Cette rencontre signe le début de la grande aventure pour Guingamp avec 2 montée successive, les Guivar’ch, Carnot… »

George Weah à la lutte

Yoann Riou, éternel passionné du ballon rond et des rouges et noirs :  » Je suis supporter de Guingamp depuis toujours. J’ai grandi à une trentaine de minutes de Guingamp et le meilleur moment de la semaine, quand j’étais enfant, c’était lorsque mon père me demandait le samedi vers 18h si je voulais aller au stade voir le match de l’En Avant. C’était merveilleux. Je suis né en 1978, et quand j’étais môme, Guingamp jouait en D2, et j’étais super heureux d’aller assister à des matches contre Saint-Dizier, Abbeville ! A l’époque, l’En Avant jouait au stade Yves-Jaguin, une petite enceinte où il y avait une superbe ambiance. On allait avec mon père dans une tribune latérale où c’était des places debout. Mon papa me laissait juste derrière le grillage et il se positionnait quelques mètres derrière moi. Là, juste derrière un muret, j’étais à un mètre de la pelouse, c’était absolument magique. Tu sentais vraiment le parfum de la pelouse, l’odeur des saucisses-frites, tu avais le bruit des tacles…

Et un souvenir hyper marquant, c’était un Guingamp – RC Paris (26 octobre 1985). J’avais sept ans et je m’en rappelle parfaitement. Guingamp qui jouait le Racing de Jean-Luc Lagardère, où évoluaient Bossis, Mahut, Kabongo, Ben Mabrouk… C’était la D2, Guingamp, 2e, recevait le leader, le Racing. Le match était diffusé en prime time par Canal Plus, avec Charles Biétry et Michel Denisot. Je vous assure, et vous pouvez aller voir des images sur internet de ce match, ce fut une rencontre sensationnelle. 2-2 ! Dans un stade archi-bondé, avec 8 000 spectateurs. Il y avait eu un peu de brouillard. Guingamp jouait un football magnifique grâce à l’entraîneur Raymond Keruzoré. On avait d’ailleurs failli monter en L1, on avait échoué en pré-barrages. Déjà, ce match contre le Racing en 1985 montrait que notre bourg de 7 ou 8 000 habitants pouvait enquiquiner les grands. Cette rencontre résume parfaitement l’esprit d’En Avant.       

Comme autre immense souvenir, c’est le match de Coupe d’Europe contre l’Inter Milan, en septembre 1996. J’étais au stade ce jour-là. Voir jouer au Roudourou Pagliuca, Zanetti, Zamorano, Paul Ince, Djorkaeff, c’était énorme. On avait perdu 3-0, mais l’En Avant avait fait un très grand match, avec de nombreuses occasions très, très nettes ! Le match était passé sur Canal Plus, avec Thierry Gilardi et Michel Platini aux commentaires. Encore aujourd’hui, de temps en temps, je vais sur internet revoir des images de ce match. Tu imagines, j’avais 18 ans, et assister à un match de Coupe d’Europe au Roudourou face à un monstre du football mondial…

Vous m’avez demandé mon meilleur souvenir par rapport à l’EAG, mais vraiment, c’est impossible de n’en citer qu’un. Et même notre défaite en finale de la Coupe de France 1997 contre Nice, aux tirs au but, ce n’est pas du tout un mauvais souvenir ! C’est la première fois de ma vie que j’allais au Parc des Princes, le stade où Platini marquait ses buts de génie avec l’équipe de France quand j’étais un enfant. C’est grâce à Guingamp que j’ai découvert le Parc ! Le match avait fini si tard en raison des tirs au but que le métro était fermé quand on a voulu rejoindre la gare Montparnasse où il y avait nos trains retour pour Guingamp. On a alors marché dans Paris entre la porte de Saint-Cloud et Montparnasse. J’avais 19 ans, cette finale est un énorme souvenir. Et même si on avait perdu, on avait vécu des émotions fantastiques.  

Et ensuite, on a gagné deux fois la Coupe de France. En 2009, j’étais au Stade de France ! Et en 2014, ça reste un souvenir poignant. Mon père avait subi une très, très grave opération peu de temps avant la finale, et voir le triomphe de Guingamp avec lui devant la télé, c’était très fort.

Guingamp nous fait tellement rêver, voyager, vivre des sentiments de dingue. Quand je pense que je suis allé en Ukraine assister au 16e de finale retour de la Ligue Europa contre le Dynamo Kiev, un club mythique. Guingamp avait perdu et été éliminé, mais on s’en fiche, il y avait eu tant d’émotion, d’espoir ce soir-là. L’En Avant était passé près. En plus, j’avais passé la journée avec mon collègue de L’Equipe Bernard Lions, qui connaît très bien l’Ukraine et le Dynamo Kiev. Et grâce à Bernard, à sa grande disponibilité, on avait pu aller visiter l’ex-stade du Dynamo, et entrer dans le bureau qu’avait occupé si longtemps Valeri Lobanovski, extraordinaire coach du Dynamo et de l’URSS (décédé en 2002). Un bureau empreint d’histoire, de souvenirs… Ce séjour en Ukraine, pfff, incroyable, mémorable, génial ! L’En Avant, c’est une sacrée agence de voyages ! »

FACE AU PSG, QUEL EST POUR VOUS LE MATCH INOUBLIABLE DE L’EN-AVANT GUINGAMP?

Pour Freddy et Rodrigue, c’est le succès surprise 1-0 en 2014 : « Après la victoire au PAOK en C3, je m’attendais à ce que l’on prenne une fessée. Zlatan, Cavani etc…Et au final, on gagne 1-0 sur un but de Pied. Et j’ai souvenir de l’arrêt de Lossl face à Zlatan dans les dernières minutes , tout le stade s’est levé comme si c’était un but pour En Avant » nous raconte Freddy.

Adrien replonge dans son enfance avec un déplacement au Parc des Princes :

Adrien : « 7 février 2001. 20e journée de la saison 2000/2001. Mon tout premier match au Parc.Mon oncle m’avait emmené en Borelli, j’étais gamin, j’avais 11 ans, et j’étais le seul avec un maillot de Guingamp sur le dos dans La Tribune. J’avais des étoiles plein les yeux et en plus, on avait gagné (1-3) »

Auteuil lors de PSG-EAG 2000/01 (1-3)

Stephane, lui, a deux souvenirs. L’épique victoire 3-2 en 2003 (avec le chef d’oeuvre de Ronaldinho) et la victoire 4-2 du PSG en 1997 au Parc des Princes : « comment ne pas oublié ce match avec ce fameux but de Ronaldinho, ou aussi celui au parc avec la terrible blessure de Coridon sur un tacle de le Guen, l’ambiance du parc s’était glacée… »

Yoann Riou :  » La victoire de Guingamp contre Paris le 22 février 2003 ! 3-2 ! Match exceptionnel de l’En Avant !!! Tout le monde montre en boucle le but fantastique inscrit par Ronaldinho ce jour-là, mais trop souvent, on oublie que Guingamp avait gagné ce match. Au PSG, il y avait Ronaldinho, Pochettino, Heinze… Ronnie met ce but absolument magique, si brésilien, c’était fabuleux. Paris menait 2-0 à trente minutes de la fin, avant que l’on marque 3 buts ! Doublé de Drogba ! A la 89e, à 2-2, le PSG a une occasion monumentale, mais ne la concrétise pas, et Guingamp l’emporte à la 90e sur un but de Drogba dans un Roudourou en feu !!!!! Le match qui fait que tu ne peux qu’aimer ce village breton, cette équipe si généreuse. Sur le but du 2-2, c’est Kouassi qui chipe le ballon à Ronaldinho, et au bout de l’action, Drogba marque de manière superbe !  

Le coach parisien alors, lors de ce 3-2, c’était Luis Fernandez que je respecte énormément. Luis, c’est le héros du France-Brésil 1986 à Guadalajara, quart de finale de la Coupe du monde. Le match de ma vie. Le match qui m’a donné le plus d’émotions. J’avais huit ans pour ce France-Brésil et le tir au but de la gagne de Luis Fernandez est à jamais gravé en moi. Je l’aimerai toujours pour ces frissons éternels de Guadalajara. Et en plus, il est très gentil dans la vie.

Lors de cette saison 2002-2003, Guingamp avait fini 7e, à trois points de l’OM, 3e ! Une saison exceptionnelle ! On avait gagné à Lyon 4-1, à la Beaujoire 4-0… Une dinguerie ! J’étais à Nantes pour cette victoire éclatante. Les Rouge et Noir avaient démarré la saison par un 3-3 pyrotechnique au Roudourou face à l’OL. Quelle époque ! Quelle vie ! Drogba, Malouda, Carnot, Christophe Le Roux…  

Comme souvenir indélébile, pour le premier déplacement de l’histoire de l’En Avant en D1, en 1995, on va au Parc des Princes et on fait 1-1 face au PSG. But de Divert. On ne pouvait pas y croire.

Par ailleurs, j’étais au match d’inauguration du Roudourou en janvier 1990: c’était une rencontre amicale face au PSG. On était en D2, et Guingamp avait battu Paris 1-0. Je me demandais si j’allais aimer autant le Roudourou que le stade Yves-Jaguin. Et au final, tant de délicieux souvenirs sont nés dans ces deux enceintes.« 

Photo Ch. Gavelle, psg.fr

UN BUT MEMORABLE MARQUE PAR LES GUINGAMPAIS FACE AU PARIS SG?

Là, un seul nom revient à l’unisson d’une seule voix : Nill De Pauw la saison dernière. Freddy, Rodrigue, Adrien et Stephane ont ce but victorieux inscrit la saison dernière en tête. « 4 minutes après l’ouverture du score, la contre-attaque parfaite qui libère à mort pour vivre sereinement la fin de match » nous dit Adrien. « Le but qui nous offre les 3 points » pour Freddy.

Rodrigue : « Pour moi au niveau de la construction le but est magnifique, le contre est tellement bien mené et la finition parfaite. »

Yoann Riou partage le même avis : « Celui de De Pauw la saison dernière, lors de la victoire de l’équipe costarmoricaine contre Paris 2-1 (17 décembre 2016). Match fantastique de l’En Avant que j’avais eu la chance de voir dans les tribunes du Roudourou avec mon père. Il y avait 1-0 pour les Rouge et Noir. Corner pour le PSG, récupération d’un Guingampais et à partir de ce moment, début d’une action à une vitesse supersonique, avec Salibur qui donne à Coco lequel sert Briand. Ce dernier décale d’un caviar à une touche De Pauw qui met le but du 2-0. L’action était d’une grande beauté, et montre que Guingamp sait pratiquer un joli football. Sur ce but, il y a de la grinta, de la vitesse, de la justesse technique. Après, Cavani fait revenir Paris à 2-1, on souffre dans les dernières minutes, avec des occasions énormes pour le PSG. Mais Guingamp l’emporte face aux Verratti, Cavani, Di Maria, Thiago Silva… Je le répèterai toujours, jouer contre le PSG, c’est toujours un honneur, un plaisir. Nous, on est Guingamp, 7 000 habitants, on n’a pas le melon, on veut rester le petit village breton qui chatouille les gros.

Et deux ans avant, en décembre 2014, Guingamp avait aussi battu au Roudourou Paris, 1-0 cette fois. C’était la première défaite de l’équipe de Laurent Blanc en L1 cette saison-là. Et nous, on venait trois jours avant de nous qualifier pour les 16es de finale de la Ligue Europa. L’extase. Quand tu es Guingamp et que tu vis de tels moments, tu vibres comme jamais. Tu n’as pas le droit d’être blasé. Et d’ailleurs, quand je dis ‘’nous’’ pour Guingamp, c’est parce que je suis viscéralement attaché à ce club qui m’a offert tant de souvenirs. J’espère que ce club restera humble, ne pètera pas les plombs, ne se prendra pas pour un autre. Quand je pense que j’ai eu la chance de jouer deux saisons à l’En Avant. Une en moins 15 ans et une en moins 17 ans. Je jouais en moins 15 ans B, et l’entraîneur des U15 A, c’était Eric Blahic, aujourd’hui adjoint de Gourvennec à Bordeaux et qui fut l’adjoint de Guy Lacombe au PSG aussi, notamment. Il était très, très apprécié par les joueurs des U15 à l’En Avant. Ces deux saisons à l’En Avant, ça reste une super expérience. J’avais adoré ! De toute façon, quand je parle de l’En Avant, il y a toujours beaucoup de nostalgie et de mélancolie en moi. »

 

UN JOUEUR MARQUANT PASSE PAR LE PSG ET L’EAG ?

Rodrigue et Freddy, les plus jeunes (ou moins vieux!) pensent de suite à Younousse Sankharé, titi parisien parti réaliser un joli parcours chez les Kalons.

Freddy : « Younousse Sankharé était très souvent critiqué, même sifflé. Mais à chaque absence, on le ressentait dans le jeu. Je trouvais qu’il apportait physiquement et techniquement au milieu. Il organisait plutôt bien le jeu, et il avait surtout une force de caractère que j’aimais beaucoup. (Un peu trop parfois mais bon..). On voit ces qualités à Bordeaux aujourd’hui d’ailleurs… »

Si Adrien pense à Nicolas Laspallès « pour son but face à Nice en 1997« , Stephane lui se souvient de Jérôme Leroy « Le meilleur et de loin, un vrai régal de le voir jouer »

 

 Yoann Riou pense à « l’homme-scorpion » : « Charles-Edouard Coridon. Je sais que sa saison à Paris (2004-205) a été très, très difficile. Ce fut une saison très décevante pour le PSG dans son ensemble. Mais je cite Coridon parce que son séjour à Guingamp (1993-1999) a été formidable. Première saison de Coridon à l’En Avant, on est en National et on monte en D2, où on ne reste qu’une seule saison, avec la montée en D1 directe… C’était des années d’insouciance, d’euphorie pour Guingamp et son public. Des années où l’En Avant était en pleine ascension. Coridon nous faisait rêver. Joueur si élégant, raffiné, mec super, doux. Coridon, Carnot, Rouxel, Guivarc’h… On se régalait. Et c’est contre le PSG que sa carrière bascule. 8 octobre 1997 : PSG-Guingamp, au Parc, et là, il se blesse très gravement sur un tacle adverse (fracture du péroné, double entorse de la cheville droite). Coridon a fait de belles choses après, à Lens, mais sans cette terrible blessure qui l’a beaucoup marqué mentalement et dans sa chair, je pense qu’il aurait été encore plus fort. On a tous énormément de tendresse à Guingamp pour Charles-Edouard. Et lors de son aventure parisienne, il avait mis un but d’anthologie contre le FC Porto, alors champion d’Europe en titre. Ah, ce but sensationnel contre Vitor Baia en octobre 2004, en Ligue des champions, au Parc… Coridon, c’est totalement le choix du cœur. Après, j’aurais pu citer Fabrice Fiorèse, qui a fait de très belles choses à Guingamp et au PSG. »

Archive AFP

CONFIANT OU INQUIET POUR CE GUINGAMP – PSG DE DIMANCHE ? 

Un nom revient évidemment à la bouche des supporters guingampais (et parisiens) : Neymar. Stephane, fair-play :  » l’important c’est le maintien pour avoir le plaisir de recevoir des équipes comme la votre, dimanche sera un jour spécial quelque soit le résultat, Neymar s’il joue sera reçu j’en suis sûr avec l’ovation qu’il mérite. » Rodrigue est lui plus arithmétique : « Confiant car Paris a toujours eu du mal au Roudourou depuis la remontée (2 victoires 1 nul 1 défaite pour Guingamp), c’est le premier match de la saison au Roudourou, l’ambiance va être au rdv Inquiet : Le 1er match de Neymar avec le PSG il va vouloir marqué directement les esprits et j’ai peur pour notre défense. »

 

Adrien, faute d’être serein, voit le bon côté des choses :  » Contre Paris ? Toujours inquiet !!! Mais à Guingamp, il y a une ferveur particulière, les joueurs, Meme s’ils sont intrinsequement moins bon que les parisiens, se subliment et vont chercher un supplément d’âme pour faire plaisir aux supporters. Pour les rendre heureux. Donc oui, inquiet de se prendre une grosse banane, d’autant plus que Neymar débarque Mais j’ai hâte d’y être, et puis, je sais que les gars donneront tout ce qu’ils ont pour nous faire kiffer, alors au fond, le résultat… tant qu’on prend notre pied à Les voir s’arracher, moi, ça me va »

Freddy croit en ses troupes pour faire un nouvel exploit contre l’ogre parisien : « Toujours inquiet quand nous devons recevoir les parisiens à la maison. Mais ça se finit souvent bien contrairement aux matchs au Parc. La victoire contre Metz est rassurante avant de recevoir le PSG. Mais je pense que le match va être compliqué, de plus avec les nouvelles recrues parisiennes…Le stade de Roudourou va encore plus rentré dans l’histoire avec (normalement) le premier match en France de Neymar. Mais on sera là pour pousser notre équipe, et jamais 2 sans 3… »

 

Pour Yoann Riou ce sera une fête, et l’occasion de voir un certain Javier Pastore… : « Ce sera la fête du football. Guingamp est heureux d’accueillir une telle affiche. Le Roudourou sera archi-bondé. Match à guichets fermés. 18 000 supporters. L’ambiance sera magnifique ! Ce match, c’est un cadeau, une offrande pour nous Guingampais. Une petite commune de 7 000 habitants qui a la chance de vivre une telle rencontre. Il y a beaucoup de joie, de fierté. Une vague sentimentale. Je serai au Roudourou avec mon père, qui est abonné depuis si longtemps. L’après-midi sera hyper longue, on aura tellement hâte d’arriver au stade. Chaque été depuis vingt ans, je me dis que ça va s’arrêter, que l’on a trop de chance, que Guingamp ne pourra pas continuer à briller ainsi. Et chaque saison ou presque, l’En Avant nous rend heureux. Même si l’on perd dimanche face à Paris, je ne serai pas déçu ni triste. Ce club a offert tant à son public, à son peuple depuis des décennies qu’il est interdit d’être mécontentent. Quand je pense que j’avais fait des bonds partout dans la maison quand Kombouaré avait marqué avec le PSG contre le Real Madrid en Coupe d’Europe. Une joie immense. Comme son but avec Paris face à Anderlecht. J’étais jeune et j’avais hurlé de joie ! Et là, Kombouaré, c’est notre coach à Guingamp. L’enfance qui se prolonge dans ma vie d’adulte… Ce week-end, Guingamp-PSG, je vais redevenir un môme. Et j’aime énormément Unai Emery. J’ai un vrai coup de cœur pour ce coach. Sans parler de ma passion pour Pastore. On va se régaler ce dimanche. »

Reste maintenant à voir si le génie brésilien sera présent, et si Paris saura se sortir du piège à nouveau tendu par l’ancien de la maison Antoine Kombouaré…merci à vous amis guingampais et belle saison !

Remi