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Dijon – PSG 1-2, 14/10/17, Ligue 1 17-18

Samedi 14.10.2017, Championnat de France, Ligue 1, 9ème journée (1ère place) à Dijon au Stade Gaston-Gérard :
DIJON F.C.O. – PARIS ST-GERMAIN F.C. 1:2 (0:0)
– 15 160 spectateurs. Buts : Thomas Meunier, 71′, Jeannot, 87′, Thomas Meunier, 90’+2. Arbitre : M. Miguelgorry.
L’équipe du PSG : Alphonse Areola – Yuri Berchiche, Presnel Kimpembe, Marcos Marquinhos, Thomas Meunier – Julian Draxler (Giovani Lo Celso, 73′), Adrien Rabiot, Dani Alves – Neymar, Kylian Mbappé, Angel Di Maria (Lucas Moura, 77′). Entraîneur : Unai Emery.
L’équipe de Dijon : Reynet – Rosier, Djilobodji, Varrault, Haddadi – Kwon (Sammaritano, 73′), Marié (Balmont, 81′), Amalfitano, Xeka, Sliti (Saïd, 72′) – Jeannot. Entraîneur : Dall’Oglio.
Avertissements : Neymar, 40′, Sliti, 41′, Presnel Kimpembe, 48′, Rozier, 50′, Dani Alves, 52′, Adrien Rabiot, 75′, Marié, 77′, Jeannot, 88′.


Maillot utilisé :

Maillot extérieur 17-18


Photos du match :

Neymar balle au pied (Made in Parisiens)

Presnel Kimpembe prend le meilleur sur un adversaire (Made in Parisiens)

Neymar, Lucas et Kylian Mbappé (Made in Parisiens)

La joie de Thomas Meunier, double-buteur, et d’Angel Di Maria

Le parcage parisien


Vidéo (cliquez sur le lien « Visionner sur YouTube » qui s’affiche dans la vidéo) :


Compte-rendu (CulturePSG) :

Meunier offre à Paris un succès bien compliqué

Le PSG se déplaçait ce samedi à Dijon à l’occasion de la neuvième journée de Ligue 1 et les Parisiens se sont imposés 2-1 en souffrant grâce à un doublé incroyable de son latéral droit belge Thomas Meunier. Ils s’étaient faits rejoindre dans les derniers instants sur un but exceptionnel de Jeannot mais Meunier a su marquer le but de la victoire dans les arrêts de jeu. Au classement, l’opération est belle avec 6 points d’avance sur Monaco désormais.

Le match :

Dans un stade plein et avec son maillot jaune, c’est le PSG qui donne le coup d’envoi et les premiers contacts confirment l’envie des locaux, leur bon pressing gênant dans ses premeirs instants. Paris obtient un premier corner, mal frappé par Neymar mais que Berchiche récupère dans la surface. Il est touché sur un contact douteux mais l’arbitre dit de jouer (3e). La première occasion arrive juste après quand un bon centre de Di Maria traverse une forêt de jambes devant la ligne sans être touché (4e). Dijon montre toutefois vite sa qualité de jeu et Berchiche doit découper Sliti sur le côté de la surface sur une bonne action. Le coup-franc de Kwon est bon mais Marquinhos repousse (7e). Le Brésilien est encore là pour contrer de près une reprise de Jeannot suite à un centre remisé (10e).

Le match est ouvert, le jeu agréable et Mbappé travaille côté gauche avant de centrer mais Dijon s’en sort bien, tout comme Paris sur le contre qui suit (11e). Alves s’enfonce aussi côté droit mais son centre n’est pas repris, cela reste haut et Di Maria tente sa chance mais Reynet dévie sa tentative vicieuse de frappe enroulée en corner (15e). Après 20 minutes, la partie est pour le moins équilibrée et Dijon résiste très bien. Pas toujours bien concentré, Paris joue aussi mal certains contres que le DFCO n’exploite pas (25e). Et alors que le PSG s’endort, Sliti envoie un bon centre au second poteau que Marié reprend de volée et qui frôle le poteau (30e) ! Neymar, à l’image de son match jusque-là, envoie quant à lui un coup-franc droit dans le mur (33e)…

Face à une équipe amorphe, Dijon se met à croire en ses chances et s’offre une belle occasion par une frappe puissante et à la trajectoire douteuse de Kwon. Areola s’envole et repousse la tentative (37e). Symbole du match sans saveur des Parisiens, Neymar écope même d’un carton jaune pour une faute bête alors qu’il s’impliquait, pour une fois, défensivement (40e). Mais le Brésilien est aussi capable de donner un bon ballon à Berchiche dont le centre en retrait très dangereux est repoussé (42e). Et dans cette mi-temps passablement ratée, Alves fait trembler Dijon sur un coup-franc superbe de plus de 20m qui tape la barre transversale (45e). Ce sera la dernière action d’une première période ouverte mais où les deux équipes ont manqué de justesse dans les 30 derniers mètres. Paris est très mou dans la partie et fait un match de sénateur.

Sans aucun changement, le match repart et Dijon obtient un premier bon coup-franc par Jeannot sur un contre. La faute est inexistante et le jeune défenseur central écope en plus d’un carton très abusif (47e). M. Miguelgorry fait de même avec Rozier et le coup-franc est dangereux avec une frappe de Draxler puis une de Mbappé repoussées devant la ligne (51e). Alors que les cartons pleuvent (Alves, 52e), le match devient fou et Djilobodji tente un improbable retourné au second poteau sur un centre mais Areola répond parfaitement sur sa ligne (53e).

Le PSG est pourtant très dangereux dans la foulée puisque Reynet sort mal à l’entrée de la surface et rend le ballon à Di Maria : l’Argentin crochète le gardien d’un jongle puis tire au-dessus en force (54e) ! Alors que Dijon est toujours aussi menaçant, l’action suivante est belle et au moins aussi dure à rater : le ballon remonte rapidement et Di Maria est décalé côté droit. Il envoie un centre parfait pour Mbappé au second poteau qui ne cadre pas en très bonne position (57e). C’est également au second poteau que Dijon est menaçant quand, sur un corner, la tête de Varrault n’attrape pas le cadre (58e). Paris joue un peu par à-coups mais est dangereux et Reynet sauve de peu devant Mbappé (61e). Sur le corner qui suit, Neymar le joue seul et s’avance avant d’envoyer un centre pour la tête de Marquinhos qui trouve la barre (62e) !

Paris monte peu à peu en régime et Neymar est servi sur un contre, il sert parfaitement Mbappé côté gauche qui bute encore une fois sur Reynet en excellente position (63e). Le corner qui suit permet à Paris d’avoir la balle haute et Neymar trouve Marquinhos dont la tête décroisée passe encore une fois de peu à côté (64e). Le match part dès lors dans tous les sens et des frappes pleuvent, sans qu’elles soient toutes bien vues ou dangereuses. Reynet réussit toutefois un nouveau miracle face à Mbappé qui reprend tout seul aux 6m un centre incroyable en bout de course de Di Maria (68e). Le PSG ouvre finalement le score sur une action presque anodine : Neymar tente sa chance dans la surface, Reynet repousse et Meunier est là de près pour reprendre et marquer (0-1, 70e).

Et alors qu’il devait sortir, c’est finalement Draxler qui est rempalcé par Lo Celso (72e). Rabiot, particulièrement pas concentré, va toutefois offrir un bon coup-franc en tentant de se rattraper d’une nouvelle boulette de sa part avec un ballon perdu stupidement (75e). Le milieu s’en sort finalement avec un carton jaune et le tir repoussé de la tête. La fin de match est plus calme, entre rythme qui retombe un peu et changements qui se multiplient (83e). Dijon semble cuit tandis que le PSG gâche quelques munitions sur des offensives, à l’image d’un Neymar un peu gourmand. Le Brésilien obtient toutefois un bon coup-franc aux 20m sur une percée. Il le frappe bien mais Reynet répond encore bien et repousse (86e). Paris est finalement puni sur un but exceptionnel alors qu’il se pensait à l’abri : sur un contre, Jeannot prend sa chance de loin et envoie une frappe terrible de plus de 25m, le tout de volée (1-1, 87e).

Le PSG est rejoint de façon logique vu la physionomie du match, moins sur celle du moment, et tente de réagir. Neymar est servi dans la surface, il dribble pour se mettre en position de frappe mais sa tentative est largement hors-cadre (91e). Le PSG va finalement marquer un deuxième but alors qu’on ne l’attendait plus trop : Mbappé déborde côté gauche et centre en retrait : Lo Celso rate la balle au premier poteau mais Meunier est présent au second poteau pour marquer (1-2, 92e) ! Ce sera la dernière action de ce match devenu fou dans les 20 dernières minutes. Le PSG s’en sort bien avec cette victoire grâce à un Meunier décidémment différent mais a aussi eu beaucoup plus d’occasions franches que Dijon.

L’impact au classement :

Après cette rencontre, le PSG est premier et a fait le trou avec Monaco :

1. PARIS SG 25 points (+23)
2. MONACO 19 points (+13)
3. LYON 16 points (+5)

Réactions :

Unai Emery :

Le match :
«C’était un match difficile pour nous, juste après la trêve internationale. Les 45 premières minutes ont été compliquées, mais nous avons parlé à la pause. On voulait attaquer la deuxième période avec plus de tranquillité. En première période, on a eu du mal à maîtriser le ballon et à nous positionner avec et sans. Cela nous a empêchés d’avoir des occasions. En seconde période, notre jeu était plus clair, on a réussi à se créer beaucoup d’occasions, c’était difficile de marquer, mais l’équipe a montré son caractère pour reprendre l’avantage en toute fin de match et l’emporter. C’est mérité, même si Dijon a réalisé un bon match.»

Son milieu de terrain :
« Je suis très content du travail du milieu. Quand il manque des joueurs, d’autres peuvent apporter de la qualité. Et c’est important de maintenir cette concurrence. Il faut encore travailler l’aspect tactique et l’équilibre. Rabiot ? Il va progresser, il va s’améliorer, il va gagner en expérience au niveau de son positionnement. Je parle beaucoup avec lui.»

Son changement entre Lo Celso et Meunier, puis en fait Lo Celso et Draxler :
«Nous voulions faire entrer Lo Celso sur le terrain pour maîtriser plus le ballon et il y avait deux options : entrer à gauche ou à droite (du milieu). Quand nous avons marqué le but, nous avons maintenu encore Dani Alves et Thomas, notamment pour les coups de pieds arrêtés défensifs, et aussi sorti Draxler car il a été malade cette semaine avec la grippe. Durant les 20 minutes finales, nous pensions aussi que c’était le moment pour changer à 0-1 et nous avons fait ce changement. Je crois que Giovani est bien entré et qu’il a apporté à l’équipe ce que nous voulons.»

Thomas Meunier :

Son deuxième but :
«Si je le vois rentrer ? Non, ça a été très hésitant et on le voit là (Canal+ diffuse un ralenti où il lève le bras pour demander le but). J’avoue que j’ai attendu la dernière seconde pour voir que c’était dedans. C’est net finalement. Je ne voyais pas la balle parce que le défenseur tacle sur la ligne.»

Que retenir de ce Dijon/PSG : le bon ou le mauvais ?
«Voyons le verre à moitié plein. Pour moi, on a quand même vu une deuxième mi-temps avec un regain d’envie et d’énergie. On a été très présents en deuxième période, on s’est créés un tas d’occasions via Kylian (Mbappé), Neymar ou Angel par exemple et on a réussi à marquer deux buts parce qu’il y avait de la détermination. Quand ils ont mis le 1-1, on a vu tout le monde aller devant, c’était aussi la preuve que le PSG ne voulait rien lâcher aujourd’hui malgré la difficulté du match.»

Ses deux buts :
«Bien placé pour reprendre ? Je ne sais pas si je dois me réjouir car aucun des ballons n’était censé être pour moi (rires). Mais j’accompagne un maximum, c’est mon style et c’est comme si on jouait à trois derrière en fait. C’est quelque chose qui me plaît vu que j’adore apporter offensivement. Avec un peu de chance et mon travail, la balle termine dans mes pieds et je n’ai plus qu’à le mettre dedans.»

Les soucis autour de Nasser Al-Khelaïfi :
«Le groupe (du PSG) vient loin de ça puisque ce ne sont pas trop des choses qui nous regardent. On s’occupe du côté sportif et, pour le reste, on laisse le club, le président, beIN et tout ce qui s’en suit gérer ça.»

Semaine chargée en vue :
«Oui, il y a Anderlecht et le Classique. On se doit, pour moi, de faire un 6/6 et j’espère bien qu’on va réitérer notre exploit pendant la semaine.»

Kylian Mbappé :

La victoire à l’arrachée du PSG à Dijon :
«C’était une fin de match complètement folle. Dijon qui met le but de l’année et nous qui marquons dans les dernières secondes. C’est vrai que c’était une fin de match assez inédite. Il y a 60 matches dans la saison, on ne peut pas toujours assurer le spectacle. On voudrait bien mais les corps ne peuvent pas. Les trêves sont éprouvantes, oui. Mais on est contents d’aller servir nos pays. Mais c’est vrai qu’on revient fatigués. Ca fait partie du boulot. C’est à nous de nous adapter et donner le meilleur de nous-mêmes. Il nous a manqué des choses, mais il faut aussi regarder Dijon. Ils ont mis du coeur et ils étaient devant leur public. Ils ont fait tout ce qu’ils ont pu et nous ont mis en difficulté. Finalement, on repart avec les 3 points et on les félicite pour leur performance. Tous les déplacements, il va falloir s’attendre à ça.»

Son rôle d’attaquant de pointe :
«C’est inhabituel. Je n’avais pas beaucoup de repères et ce n’était pas non plus le match idéal pour débuter. Maintenant, il y a Edi qui est sur cette place toute l’année, donc, occasionnellement, j’aurai quelques fois à jouer à cette place mais bon, ça faisait un petit moment que je n’y avais pas joué. Je vais retrouver mon couloir droit mercredi et ça me va bien.»

Agacé par moment ?
«Oui car, quand vous avez de l’envie et que les choses ne se passent pas comme elles doivent se passer, vous êtes agacé, vous essayez de faire des efforts et, en plus, vous ne marquez pas derrière (il sourit) donc c’est vrai que… Dans ces cas-là, on rentre chez nous, on va se coucher et on regarde le match le lendemain pour voir ce qui n’a pas marché.»

La trêve internationale, vrai souci pour se mettre dans le match ?
«Oui, c’est vrai, on a mis un peu de temps quand même. Mais cela fait partie du foot et on doit s’adapter. C’est à nous de le faire. Mais ce match est passé, on le raye du calendrier, c’est la Champions League désormais. Si je réserve les buts pour mercredi ? On va essayer mais je vais travailler à l’entraînement parce que là, c’était pas fameux (rires).»

Anderlecht et l’OM la semaine prochaine :
«Ce sont des matches qu’on adore jouer. Les matches comme celui d’aujourd’hui, ce sont plus des matches où il faut assurer et faire le métier. Ce ne sont pas les matches où on prend le plus de plaisir mais on s’y fait. On était contents de marquer à la dernière minute, ce sont des sensations rares mais il y a des matches qui arrivent qui sont plus beaux et ce sont ces matches-là qu’on aime bien jouer.»


Le stade :

Le stade Gaston-Gérard

 


Loic

Fan du club depuis toujours, présent au Parc et en déplacement de 1988 à 2010. PSG ´till I die!

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