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Guingamp – PSG 2-5, 31/08/75, amical 75-76

Dimanche 31.08.1975, match amical à Guingamp, au Stade Yves-Jaguin :
E.A. GUINGAMP (DH) – PARIS ST-GERMAIN F.C.  2:5 (1:2)
– 5 300 spectateurs. Buts : Le Goff, 4′, Jacky Laposte, 15′, Mustapha Dahleb, 45′ ; Jean-Pierre Tokoto, 48′ sur penalty, Jacky Laposte (ou Mustapha Dahleb?), 57′, André, 60′, Mustapha Dahleb, 62′. Arbitre : M. Jouanny.
L’équipe du PSG : Ilja Pantelić – Jacques Novi, Francis Piasecki, Humberto Coelho, Denis Bauda – Dominique Lokoli, Jacky Laposte, Jean-Pierre Dogliani – Jean-Pierre Tokoto, François M’Pelé, Mustapha Dahleb. Entraîneur : Just Fontaine.
L’équipe de Guingamp : Reyt – Salvi, Person, Schmitt, Anthoine – P. Le Goff, Le Coz, H. Le Goff – Gil, André, Le Quéré. Entraîneur : Salvi.

Merci à quiconque possédant les remplacements de bien vouloir nous les signaler en commentaire.


Maillot utilisé (avec col et bord des manches rouge uni) :

Maillot extérieur 1975-76


Photos du match :

Les deux équipes avant le coup d’envoi, avec, côté parisien, Dahleb, Dogliani, Novi, Bauda, Laposte, Lokoli, M’Pelé, Piasecki, Tokoto, Humberto et Pantelic (archives personnelles Y. Le Quéré)

Le Guingampais Michel André trompe Ilja Pantelic

Dominique Lokoli, Jacky Laposte et Humberto Coelho entourent un Guingampais.

But de la tête de Mutapha Dahleb (attribué par le journaliste à Jacky Laposte)


Compte-rendu :

[Près de quinze ans avant un match amical disputé en janvier 1990 à Guingamp pour l’inauguration du nouveau stade du Roudourou, les parisiens avaient déjà été de la fête pour l’inauguration de la nouvelle version de son prédécesseur, le stade Yves-Jaguin.

Les parisiens ne forceront pas trop leur talent pour venir à bout du pensionnaire du championnat de Division d’Honneur -quatrième échelon national- qu’est alors l’En Avant Guingamp, sur un score généreux de cinq buts à deux.]

Presse locale :

En Avant – Paris Saint-Germain

Foule record à Y.-Jaguin

On les attendait, ils sont venus : près de 5 000 mordus du ballon rond ont inauguré hier le nouveau stade de la rue Montbareil. Peu avant 15 h, M. Ollivro, député-maire, coupait le ruban symbolique (aux couleurs d’En-Avent bien entendu) en présence de très nombreuses personnalités dont M. Martin, directeur régional de la Jeunesse et des Sports qui donnait le coup d’envoi de la rencontre. Notre équipe locale dut s’incliner (voir plus bas), mais à l’issue du match, tous s’accordaient à reconnaître la qualité du football pratiqué de part et d’autres.

« Ah si nous avions des terrains pareils à Paris », soupirait Just Fontaine à l’issue de la rencontre de dimanche… La pelouse de Montbareil, d’un vert tendre malgré la sécheresse, reste, en effet, enviable et on ne peut que louer la prudence et la patience des dirigeants de n’avoir pas voulu la faire fouler par les joueurs avant que la seconde pousse ne soit bien accrochée.

Une inauguration pleinement réussie… même si la « sono » demeura inaudible des tribunes, même sl les « pipi-rooms » se montrèrent exigus.

On va remédier à cela. Et puis tous les dimanches les Guingampais n’auront pas à enregistrer une telle affluence : 5 300 entrées payantes, six mille personnes avec les enfants et les invitations. De quoi faire rêver bien des clubs de division II.

Le récital des Sangermanois

Les professionnels de Paris-Saint-Germain auront bien rempli leur contrat. Accrochés durant une mi-temps, ils furent même menés 1 à 0, ce qui faisait dire à Bernard Reyt : « Vous voyez président, nous avons vaincu le signe indien, nous avons marqué les premiers sur le nouveau terrain, cela augure bien de la saison… »

En seconde mi-temps, les Parisiens mirent par contre Reyt et la défense guingampaise à rude épreuve. Et si le quintette offensif de couleur du P.S.G. avait voulu « appuyer .» un peu plus, la note aurait été plus salée. Ce qui faisait ajouter à M. Druda, le nouvel entraîneur du club, lequel entra en jeu dix minutes avant la fin : « Nous avons pris la leçon au point de vue circulation du ballon. Nous « portons » encore trop celui-ci alors que les Parisiens, opérant uniquement en déviation, se trouvaient à chaque coup en supériorité numérique en attaque avec l’appoint d’un, voire deux demis. »

C’est dans la recherche d’un football plus direct que va s’attacher le nouvel entraîneur. Autre changement, qui nous « sauté aux yeux » : la défense guinampaise applique à présent une défense en ligne plus ou moins sophistiquée alors qu’auparavant II y avait le plus souvent un « couvreur », Yvon Schmitt en particulier. Ce nouvel essai est sans doute à l’origine des nombreux buts qu’En Avant a encaissé depuis le début des rencontres amicales. Mais il s’agit avant tout d’un rodage car telle qu’elle se présente, avec les renforts de Tilly et D. Salvi (on ne craindra plus pour les blessures d’un ou deux titulaires) la formation d’En Avant semble bien armée pour disputer cette fois le titre qui lui échappa de justesse la saison dernière.

Paris Saint-Germain : 5
En Avant de Guingamp : 2

Les responsables guingampais ne pouvaient souhaiter plus belle réussite pour l’inauguration de leur stade rénové. La foule sportive accourue a pu, en effet, apprécier un excellent spectacle qui débuta de façon explosive.

En Avant mène 1-0

Le jeu venait à peine de débuter, en effet, quand Michel André, lancé par P. Le Goff, arrivait seul devant Pantelic et croisait son tir qui frôlait le poteau : un frisson courut déià sur la foule mais, deux minutes plus tard, Gill recevait le ballon d’André, effaçait Bauda et centrait parfaitement sur H. Le Goff qui prenait le temps d’étudier Pantélic avant de tirer sèchemeni à mi-hauteur, hors de portée du gigantesque gardien parisien. Le stade entier hurla. En Avant menait 1 à 0 dès la 4′ minute. Piqués au vif, les Parisiens, maîtres de leur art, s’appliquèrent alors et Tokoto et M’Pelé prirent les dimensions des buts de Reyt : leur tir frôlant ou heurtant le cadre ; mais c’est Laposte, lancé en profondeur, qui devait, le premier, lober Reyt qui toucha pourtant le ballon (1 à 1).

Le rythme effréné de cette première mi-temps, extrêmement plaisante, vit d’une part, André (à deux reprises) et Le Quéré dans des situations propices pour tromper Pantélic. Mais, d’autre part, Laposte, Tokoto, M’Pelé et Dahleb surtout inquiétèrent souvent un excellent Reyt, bien protégé par sa défense. Aussi, quand M’Pelé, filant à toutes jambes, centra sur Dahleb qui amortit et glissa le ballon hors de portée du gardien guingampais, c’était justice. Mi-temps : 2 à 1.

Une seconde mi-temps favorable aux professionnels

L’emprise des joueurs parisiens se maintint pendant tout le premier quart d’heure de la deuxième période, temps pendant lequel ils démontrèrent les facettes de leur talent.

Les déviations, « une-deux », désarçonnèrent une défense guingampaise remaniée, qui s’inclina d’abord sur un penalty par Tokoto (Tilly ayant attaqué Floch, blessé sur cette action). 3-1 ; puis sur une action aérienne, tête de M’Pelé à Laposte qui fit mouche (4-1). Elle s’inclina enfin une cinquième fois sur une action confuse dont Dahleb tira profit à la 62e minute  (note: sur la photo censée illustrer la photo du 1-4, on voit Dahleb marquer même si la légende indique Laposte. Si c’est bien ce but, il est alors possible que Dahleb ait en fait réalisé un triplé et que Laposte n’ait marqué qu’un but).

Mais deux minutes avant, Le Quéré, servi par H. Le Goff, avait parfaitement débordé à droite et prolongé pour André qui mystifia Pantélic, marquant un excellent second but.

Ce score de 5-2 ainsi acquis, il s’ensuivit une dernière demi-heure bien moins captivante.

Les amateurs guingampais, fatigués, parvenaient cependant à contenir leurs remuants et brillants invités. Mais l’heure précédente de jeu n’avait-elle pas à elle seule valu le déplacement ?

Après le match (ou peut-être la veille au soir), un dîner commun a réuni les professionnels du PSG et leur hôtes bretons, donnant lieu à des scènes fort sympathiques, tellement éloignées du football pro moderne… En voici des photos inédites, issues de la collection de Christophe Gautier :

François M’Pelé en discusion avec les Guingampais Michel André et Yvan Le Quéré

Yvon Schmitt, Ilja Pantelic, Michel André et Jacky Novi

De nouveau Michel André, entouré de Just Fontaine et d’Humberto Coelho

Les Parisiens François M’Pelé et Jean-Pierre Tokoto et le Guingampais Michel André parlent peut-être des buts des deux derniers cités…


Le stade :

(photo publiée prochainement)


 

Loic

Loic

Fan du club depuis toujours, présent au Parc et en déplacement de 1988 à 2010. PSG ´till I die!

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