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Le PSG lors de la Coupes Des Coupes, saison 96/97

Tenant du titre après sa victoire en fin de saison dernière, le PSG à le droit de défendre son titre pour cette édition 1996-1997. La aussi, le PSG atteindra la finale. Retour sur ce parcours qui verra les Parisiens échouer en finale contre le FC Barcelone.

16ème de finale aller contre le FC Vaduz

Tenant du titre, le destin offre au PSG un duel contre le Petit Poucet de la compétition. En effet, les hommes de Ricardo se voient affronter le modeste club amateur du FC Vaduz. Le club du Liechtenstein, mais qui évolue en troisième division Suisse, a décroché son ticket après avoir remporté sa 26ème coupe du Liechtenstein.

De ce fait, le PSG affronte une équipe composée de joueur amateur. C’est logiquement que les Parisiens ouvriront le score au Sportpark d’Eschen et plieront le match en 45 minutes. D’abord, c’est Le Guen, qui pour son 40ème match européen avec le PSG, vient reprendre de la tête un corner de Leonardo dès la 12ème minute.

Tout s’accélère à 5 minute de la mi-temps. Valdes reprend de la tête un coup franc botté par Leonardo, le ballon fini dans la lucarne et le PSG mène 0-2. De son côté, le brésilien qui vient de distribuer deux passes décisives va aussi participer à la fête. Juste avant la mi-temps, Le Guen passe le ballon à Léo. Ce dernier avance et se retrouve dans l’axe à 20 mètres du but. Le numéro 7 arme sa frappe du gauche et envoie le ballon dans le but de Heeb pour le 0-3.

En deuxième mi-temps et à l’abri, le PSG fait tourner, Cobos remplace Roche et Calenda rentre à la place de Le Guen. Plus tard dans le match, à la 67ème, Allou rentrera à la place de M’Boma. Et il ne faudra que 5 minutes au milieu droit pour s’illustrer.
Calenda récupère le ballon au milieu, accélère et efface deux joueurs. Arrivé vers l’angle de la surface, il centre à ras de terre pour Jérôme Leroy qui laisse passer pour Allou. Ce dernier, seul au point de penalty reprend du plat du pied. Ce but, 100% Titi, vient porter le score à 0-4, le PSG peut être serein pour le match retour.

 

16ème de finale retour contre le FC Vaduz

Pour ce match retour, le PSG doit faire sans Bernard Lama et aligne 6 joueurs du centre de formation. Ainsi, Fernandez prend la place de Lama, Domi et Calenda auront un poste plus défensif. Offensivement, Jérôme Leroy est aligné avec un duo d’attaque Allou – M’Boma.

Dans ce match, ce sont les joueurs de Vaduz qui se procurent la première occasion, mais la tentative échoue à côté du but de Fernandez. Les Parisiens se ressaisiront et ouvriront le score à la 22ème minute. À droite, collé à la ligne des 6 mètres, Leroy centre pour M’Boma au premier poteau. Le centre est dévié pour un visiteur et atterri dans les pieds d’Allou. Ce dernier, comme au match aller, est au point de penalty et reprend du plat du pied pour ouvrir le score.

À 5 minutes de la mi-temps, Guerin tire un corner côté gauche et envoie le ballon dans les 5m50. Dans la zone, c’est Alain Roche qui reprend le ballon de la tête pour doubler la mise et être définitivement à l’abri. Juste avant la mi-temps, Vaduz aura même l’occasion de réduire le score, mais Muller, seul aux 18 mètres rate le cadre.

Le troisième but marqué par M’Boma à la 50ème ne sera qu’anecdotique. Allou récupère la balle dans sa moitié de terrain et accélère. Il efface trois joueurs, fait un une-deux avec M’Boma, s’avance aux 18 mètres et tire. Hebb ne peut que repousser le tir dans les pieds de M’Boma. L’attaquant ne se fait pas prier et pousse le ballon dans le but vide.

Le PSG avance en huitième de finale et de leur côté, les joueurs du club liechtensteinois s’accorderont un jour de plus dans la capitale pour y faire du tourisme.

8ème de finale aller contre le Galatasaray

Les Parisiens héritent du Galatasaray de George Hagi et Hakan Sükür. Et ce déplacement, comparé au tour précèdent, ne sera pas une promenade de santé. Surtout, que le PSG se voit privé de Lama, N’Gotty blessé, tandis que Leonardo n’est pas aligné.

Et dès le début du match, le piège stambouliote se referme sur des Parisiens absents. On joue depuis moins de 5 minutes, Hagi lance Sükür dans le dos de la défense grâce à une passe de 25 mètres. L’attaquant s’avance et croise sa frappe, Fernandez essaie d’arrêter le tir, mais le ballon fini au fond.

Les locaux mènent 1-0, emballent le match et trouvent la faille une deuxième fois face à une défense très fébrile. À la suite d’un centre mal repoussé, Gür récupère le cuir à droite et transmet à Kirimoglu. Ce dernier s’avance et déclenche une frappe, à 20-25 mètres du but, qui rebondit devant Fernandez et fini au fond. On joue la 13ème minute et comme il y a quinze jours à Guingamp, le PSG est déjà mené de deux buts avant le premier quart d’heure.

Heureusement, 5 minutes plus tard, les Parisiens se ressaisiront. D’abord par une frappe de Le Guen. Le joueur hérite du ballon, après un coup franc près de la ligne médiane, s’avance aux 30 mètres et décoche une frappe du gauche. Le ballon s’élève et tape le poteau de Dermibas. Le gardien ne peut rien faire et Paris réduit le score.

Sur l’engagement, alors que le réalisateur est encore en train de passer le ralenti, Rai à 25 mètres distille un amour de ballon piquet dans la surface. Valdes, qui a suivi l’action, se précipite dans la surface, saute et place une tête sans danger, mais cadré en direction de la lucarne. Heureusement, les gardiens ne sont pas impériaux ce soir. Dermibas saute en reculant pour attraper le cuir, mais stupeur, il ne fait que repousser la balle. Ce dernier ne fait que repousser la balle, qui a l’air de toucher le poteau et franchi la ligne.

Et comme il y a quinze jours à Guingamp, le PSG revient à deux partout, mais cette fois en seulement 1 minute. Tout est à refaire pour les Turcs qui avec ces deux buts encaissés ne font pas une affaire. Pas sonné, le «Gala» repart de l’avant et obtient un corner à gauche, qu’Hagi va tirer. L’homme clé de cette équipe envoie le ballon à la limite des 5M50 pour trouver Sükür. La combinaison fonctionne et l’attaquant place une tête qui finit au fond, Galatasaray reprend l’avantage.

Avantage qu’ils accentueront en deuxième période seulement 7 minutes après la reprise. Alors que le stade chante, Hagi à gauche, lance Ünsal parti dans le dos de la défense parisienne. L’ailier gauche ne se fait pas prier et va tromper Fernandez d’un pointu du pied gauche. Ce quatrième but et quasiment la copie conforme du premier but turc, avec seulement 3 minutes de différence. Le PSG qui n’avait encaissé que 3 buts en 14 rencontres, vient d’en prendre 4 en même pas 55 minutes.

Le score ne bougera plus et Ricardo fera rentrer Fournier à la place de Rai pour passer à 5 derrière. Loko transparent ce soir-là laissera sa place à un certain Nicolas Anelka qui ne fera pas guère mieux. Le PSG sauve quand même les meubles grâce à ces deux buts marqués. Rendez-vous dans dans 15 jours au Parc des Princes

8ème de finale retour contre le Galatasaray

Pour ce match retour, les Parisiens n’ont donc pas le choix, faut marquer et en marquer beaucoup, minimum deux sans en encaisser. De plus, pour ce retour, le PSG enregistre les retours de Lama et N’Gotty pour sécuriser l’arrière-garde parisienne.

Et dès le coup d’envoi, le PSG met le pied sur le ballon et se projette devant le but Turc. Ces derniers n’arrivent pas à se dégager, Valdes file au but, mais est taclé dans la surface et le ballon file jusqu’à Leonardo. Le brésilien quasiment seul au point de penalty place un plat du pied, le PSG ouvre le score.

Les Parisiens poussent et obtienne un coup sur le côté gauche après une faute sur Valdes. Leonardo le tire et envoi la balle devant le but, à la limite des 5M50. Étrangement seul, Dely Valdes se baisse pour reprendre de la tête et porter le score à 2-0.

Le PSG a refait son retard en 23 minutes et est désormais qualifier. Mais attention, un but de la part des Stambouliote et la qualification s’envole. Ils se procureront même une occasion par Hagi, mais Lama ne se fait pas avoir. Le score en reste là pour cette première mi-temps.

En deuxième période, le PSG repart de l’avant et le « Gala » est dépassé, le PSG presse et récupère toutes les balles. C’est même ce qui mènera cette action de classe. Juste avant l’heure de jeu, Guérin récupère au milieu, donne à Valdes, l’attaquant avance et lance Leonardo sur l’aile gauche. Le brésilien centre au point de penalty pour Loko, centre que l’attaquant français reprend du plat du pied droit. Ça ne pardonne pas, le PSG mène de trois buts et est plus que jamais proche de la qualification.

Qualification qu’ils scelleront définitivement à la 78ème grâce à Rai, qui après une passe de Valdes, va se présenter seul devant le gardien. Ballon piqué, 4-0 et le PSG se qualifie pour les quarts de finale.

1/4 de finale aller contre l’AEK Athènes

Pour ce match aller, c’est un PSG en doute qui reçoit l’AEK au Parc des Princes. En effet, les Parisiens n’ont gagné que 3 matchs sur leurs 9 derniers. Le reste, ce sont deux nuls en championnat, deux claques contre la Juventus de Turin, dont une défaite 1-6 au Parc. Mais là où le PSG est inquiétant, c’est qu’il vient de se faire sortir de la Coupe de France aux tirs au but par les amateurs du Clermont Foot. Les Parisiens qui menaient 4-1 à l’approche de la dernière demi-heure ont vu les Clermontois revenir à 4-4 après un CSC de N’Gotty à la 88è.

Le PSG retrouve donc les joies de l’Europe après cette débâcle et un début d’année 1997 médiocre. Et la médiocrité sera encore au rendez-vous pour ce match. Pourtant, le PSG attaque fort dès la première minute et voit la tête de son attaquant, Valdes, être détourné en corner par Atmatsidis, le portier du soir. Puis, à cinq minutes de la demi-heure, Fournier s’offrira une frappe qui sera contrée.

En deuxième mi-temps, Valdes aura l’occasion d’ouvrir le score. Le Panaméen, envoi deux défenseurs aux fraises sur sa feinte de frappe du pied gauche puis reprend du droit. Malheureusement, sa frappe n’est pas assez précise pour inquiéter le gardien. Le PSG n’y arrive pas et frôle même la catastrophe juste avant le dernier quart heure de jeu. Ketsbaia envoie un ballon dans l’axe en direction de Nikolaidis, on pense alors que Kenedy est sur le ballon. Mais le défenseur se fait devancer par Nikolaidis, qui chipe le ballon et file devant Lama. Il faudra un bon retour de N’Gotty pour mettre un terme à cette situation.

Les Parisiens tenteront encore leur chance par l’intermédiaire de Le Guen, mais sa tentative ne sera pas cadrée. Le match se termine sur un score nul et vierge et le Parc siffle. Le retour dans 15 jours sera bouillant, un nul avec des buts peut qualifier les Parisiens, qui essaieront de se qualifier pour leur cinquième demi-finale de rang.

1/4 de finale retour contre l’AEK Athènes

Pour ce match retour, il faut marquer ! Un nul avec des buts est suffisant pour qualifier le PSG, mais il faut parer à toutes éventualités et donc essayer de gagner. Mais la tâche ne sera pas facile tant le stade athénien est bouillant. Fumigènes, chants et feux d’artifice accueillent les joueurs sur le terrain.

Avant le coup d’envoi, on retrouve les Parisiens en cercle, en train de se motiver. Comme un symbole, au même moment descend des tribunes un air de Gonna Fly now, thème du film Rocky, composé par Bill Conti. Cet air, même s’il est destiné à motiver les joueurs Grecs, colle parfaitement avec les images vues à la télé.

Et dès le début du match, nos Parisiens mettent le pied sur le ballon et tente. À l’image de cette frappe de Le Guen à la vingtième minute, qui au lieu de trouver la lucarne, vient fracasser la barre. Les Parisiens sont toujours là à la récupération du ballon. Comme Leroy, qui deux minutes après la barre de Le Guen, vient récupérer le ballon dans les pieds adverse. Après un une-deux avec Guérin, le 19 s’avance voit Loko et Leonardo partir dans le dos de la défense. Il met un ballon piqué dans la surface en direction des deux, Loko est le premier et place un lobbe. Le gardien est surpris et le PSG ouvre le score et doit maintenant encaisser deux buts pour ne pas passer en demi.

Mais ce cas de figure ne se présentera jamais. Car juste avant la pause, Le Guen récupère le ballon devant sa surface. Il donne à J. Leroy qui transmet à Rai. Le numéro 10 parisien avance, efface deux joueurs et à bout de course, redonne à Leroy. Ce dernier quasiment dans l’axe décale Leonardo qui s’excentre dans la gauche de la surface et centre. Le centre arrive sur Loko, qui place d’abord un plat du pied repoussé par le gardien. L’attaquant a suivi et pousse le ballon dans le but, le français s’offre un doublé, la demi est à portée de main.

La deuxième mi-temps sera globalement contrôlée par le PSG et Loko s’offrira même un triplé. A 10 minutes de la fin, Leonardo lance Loko dans le dos de la défense, ce dernier se retrouve seul devant le gardien. Il devance le gardien, l’efface d’un crochet et pousse le ballon dans le but, 0-3.

Le PSG tient sa cinquième demi-finale de rang, performance inédite pour un club français. Performance qui à l’époque n’avait été réalisée que par le Real Madrid* et l’Ajax d’Amsterdam**.

*Des saisons 55/56 à 59/60 et 84/85 à 88/89
**Des saisons 68/69 à 72/73

1/2 finale aller contre Liverpool

Deux matchs et un adversaire de prestige, c’est ce qui sépare le PSG de sa deuxième finale européenne. Comme la saison dernière, le PSG n’a plus que la C2 pour sauver sa saison, malgré une deuxième place en championnat. Les Parisiens furent leaders du championnat un certain temps, mais se sont écroulés et compte désormais, à la 33ème journée, 9 points de retard sur l’AS Monaco. Autrement dit, il ne faut pas se louper.

Et ce match, ils le prendront par le bon bout, car dès la 12ème minute, Leonardo vient ouvrir le score à la suite d’une action confuse. Le brésilien reprend au deuxième poteau une frappe molle non cadrée de Cauet. Il faut signaler que James, le gardien de Liverpool, ne fut pas impérial tout au long de l’action.

Les Anglais réagiront, mais la tête de Fowler est bien captée par Lama. Mais juste avant la mi-temps, Paris enfoncera le clou par l’intermédiaire de Cauet. Leroy sur l’aile droite efface son vis-à-vis et centre fort devant le but, James n’attrape pas le cuir et envoi le ballon au deuxième poteau. Leonardo, qui a suivi, remet de la tête en retrait pour Cauet qui, positionné aux 5M50 place une demi-volée du gauche. Le ballon rentre et le PSG mène par deux buts à rien et rentre au vestiaire avec ce score.

La deuxième mi-temps est contrôlée par le PSG et à la 83ème, Loko est remplacé par Pouget. Ce dernier, comme l’ont montrée les images de canal + est briffé et motivé par son entraîneur Ricardo. Et cela s’avère payant, car seulement une minute après son entrée, le joueur est décisif. Rai sur la droite sert Pouget dans la surface, l’attaquant contrôle dos au but et se retourne pour accélérer. Wright, qui est au marquage, se fait avoir, Pouget s’arrache et centre pour Leroy qui est aux 5M50 de Liverpool. Le milieu offensif reprend instantanément du droit pour battre James.

Le banc parisien exulte et peut envisager une finale pour la deuxième saison consécutive. Mais avant ça, il faudra être solide pour le retour à Anfield.

1/2 finale retour contre Liverpool

Des le coup d’envoi, les joueurs de Liverpool pressent ceux de Paris. Ce qui a pour effet de gêner les relances parisiennes et ces derniers se contentent de balancer de long ballon devant. Ballons qui sont tout de suite récupéré par l’adversaire. Malgré ça, ce sont les Parisiens qui sont dangereux dès la 2ème minute à la suite d’un contre éclair. Rai récupère au milieu et lance Loko qui croise trop sa frappe.

En ce début de match, Paris n’est pas ridicule, mais peine à s’approcher du but adverse. Malheureusement, un but précoce arrivera à la 12ème minute. À la suite de long dégagement d’un défenseur des Reds, le ballon arrive à 10 mètres de la surface. N’Gotty qui veut sûrement remettre en retrait pour Lama ou passer à Le Guen rate sa tête et envoi le ballon dans la surface. Stan Collymore, qui a suivi l’action, s’engouffre dans la surface et remet en retrait à Fowler. Le 9 de Liverpool place une frappe qui termine dans le petit filet de Lama. Il reste 78 minutes, il va falloir tenir.

Les vingt premières minutes seront un festival de ballon perdu par les deux équipes. Puis, peu à peu, Liverpool commence à prendre un léger ascendant et se procure les meilleures opportunités. On pense même au pire quand Fowler marque le deuxième but, mais fort heureusement, le but fut refusé pour une position de hors-jeu de la part du passeur. Le PSG reste quand même solide et va au vestiaire avec encore deux but d’avance sur l’ensemble des deux matchs.

La deuxième mi-temps est la copie de la première jusqu’ à la 82ème minute. Liverpool obtient un corner à gauche que Björnebye s’en va tirer. Le norvégien botte le corner et place le ballon à la limite des 5M50, Lama sort saute pour attraper le ballon, mais ce trou. Cette mauvaise sortie laisse le champ libre à Mark Wright, qui place une tête et offre 10 minutes de folie à Anfield. Liverpool n’est qu’a un but d’arracher la prolongation, il faut tenir.

Dans les dernières minutes, le PSG ne fait que défendre en balançant des longs ballons devant qui sont de suite récupérées pas les Reds. Liverpool obtiendra même un dernier corner à la 90ème minute, corner sur lequel le gardien David James montera. Il placera même une tête qui passera au-dessus des buts de Lama. Le stade pousse, mais rien n’y fait. Malgré la défaite, c’est notre PSG qui passe en finale et ira défier le Barcelone de Ronaldo. Le même Ronaldo qui fut pister lors de l’inter Saison alors qu’il était au PSV Eindhoven.

Finale contre le FC Barcelone

C’est donc avec son maillot extérieur blanc que le PSG affronte le Barça. Finale de rêve entre les deux favoris de la compétition. Je mets l’accent sur ce maillot, car dès que le PSG a porté ce kit dans cette Coupe des Coupes, il fut défait. La première fois en Turquie contre Galatasaray et la deuxième fois lors du tour précèdent sur le terrain de Liverpool.

C’est donc à Rotterdam et dans le Feyenoord-Stadion que le PSG va tenter de défendre son titre devant l’armada Barcelonaise. Le PSG aura fort à faire face à Ronaldo, Figo, Guardiola et Stoichkov, même si ce dernier est sur le banc. Mais on y croit et on espère tous que le PSG devienne la première équipe à gagner deux « Coupe des Coupes » consécutives.

Et ce match, c’est plutôt Barcelone qui le domine et Figo voit même sa frappe frôler le poteau gauche de Lama. Quelques minutes après, le Barça pense même ouvrir le score à la suite d’un corner. Guardiola tire le corner et c’est Couto qui propulse le ballon dans le but. Heureusement, une faute est sifflée contre le joueur avec pour cause une charge pas évidente sur N’Gotty.

Paris aura même une superbe occasion, Leonardo lance Loko qui efface le gardien et se retrouve face au but vide. Mais l’arbitre de touche lève son drapeau pour signaler un hors-jeu, qui avec le ralenti s’avérera inexistant.

Puis ce qui devait arriver, arriva. Ronaldo, lancé par Figo, tombe dans la surface. N’Gotty, le héros qui offrit au PSG cette même Coupe des Coupes, est en retard et fauche Ronaldo. Le brésilien se fait justice lui-même, le contre-pied est parfait, le Barça ouvre le score. Le score ne bouge pas et les deux équipes rentrent aux vestiaires sur ce score de 1-0.

En deuxième période, le PSG n’abdique pas et pousse. À l’image de Cauet qui voit sa frappe être détourné en corner par Vítor Baía. Le PSG manquera même sa plus belle occasion par l’intermédiaire de Loko puis de Leonardo. Le Brésilien lance Loko dans le dos de la défense et ce dernier décoche sur frappe croisée. Le ballon roule et vient taper la base du poteau barcelonais. Derrière, Leonardo qui avait suivi, reprend, mais envoi le ballon au-dessus alors que le but était vide. Le PSG a manqué l’occasion de revenir.

Le PSG ne reviendra pas et verra même Figo mettre un ballon sur la barre qui rebondira sur le poteau droit de Lama. Paris s’incline sur le plus petit des scores et pourra nourrir quelques regrets. Et comme jamais deux sans trois, le PSG perd encore une fois avec son maillot extérieur blanc.

 

Malgré cette finale perdue, le PSG commencera sa saison européenne 1997/1998 tout en haut du classement UEFA. Le PSG devance la Juventus de Turin de 0.452 points et est donc premier. Performance inédite pour un club français, dont il est à l’heure actuelle le seul à avoir fait.

Prince Owski

Heureux propriétaire du suffixe -Owski.
"Qu’importe : on pourra même me traiter de fou, il n’y a que ces couleurs Parisiennes qui illuminent mon cœur. Et à chaque blessure, il saigne ce cœur-là. Mais il s’enflamme encore." Francis Borelli
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