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Lens – PSG 1-0, 12/11/86, Division 1 86-87

Mercredi 12.11.1986, Championnat de France, Division 1, 17e journée (6e place) à Lens, au Stade Félix-Bollaert :
R.C. LENS – PARIS ST-GERMAIN F.C.  1:0 (0:0)
– 9 153 spectateurs. But : Dewilder, 47′.
L’équipe du PSG : Joёl Bats – William Ayache, Fabrice Poullain, Philippe Jeannol, Thierry Bacconnier – Michel Bibard, Oumar Sène (Alain Couriol, 70′), Daniel Xuereb, Alain Polaniok – Vahid Halilhodžić, Pierre Vermeulen. Entraîneur : Gérard Houllier.
Avertissements à Michel Bibard et Alain Polaniok.


Maillot utilisé :

Maillot domicile 1987-88 (collection MaillotsPSG)

Maillot domicile 1987-88 (collection MaillotsPSG)


Programme :


Photos du match :

Oumar Sène devancé par Krawzcyk (archives E. Gonzalez)

Dewilder sera le seul buteur du match (archives E. Gonzalez)

Un Parisien fait connaissance avec le genou de N’Jo Léa (archives E. Gonzalez)

Thierry Bacconnier face à Dewilder et N’Jo Léa (archives E. Gonzalez)

Michel Bibard tente de contenir Tobollik (archives E. Gonzalez)

Daniel Xuereb, de retour à Bollaert, ici face à Catalano (archives E. Gonzalez)


Vidéo :


Compte-rendu :

– France Football :

1′ : centre de Xuereb de la droite. La reprise de volée, instantanée de Halilhodzic passe juste au-dessus.
26′ : bon tir de Tobollik. Bats détourne en corner en plongeant sur sa gauche.
26′ : Xuereb, seul devant Huard le lobe, mais Wallemme revient sortir le ballon de sa ligne de but.
46′ : mis en orbite par Ramos sur le flanc gauche, Dewilder tente sa chance du pied droit. Son tir brossé trompe Joël Bats (1-0).
61′ : tir très violent de Tobollik sur l’arête des deux montants.
86′: sauvetage du pied de Huard, dans les pieds de Couriol prés des six mètres.

Note du match : 11/20

– Nord Matin :

Lens – P.S.G. une feuille morte de Dewilder abat les champions de France

Ce match débutait dàns les nuages ! Il s’agissait de ceux provoqués par les bombes fumigènes allumées par les supporters parisiens et qui enveloppèrent Bollaert d’un épais écrin de fumée. La conséquence directe fut simple, il régna un certain flottement dans la défense centrale lensoise ce dont heureusement Halilhodzic qui tout au long de la soirée se montrera bien maladroit, ne sut pas profiter. Le buteur yougoslave découvrait un adversaire totalement inconnu de lui, Jean-Guy Wallemme, pur produit du club, et qui lui montra qu’à défaut d’expérience, il avait du talent, du cran, et un solide sang-froid. A cela, il faut ajouter une bonne pointe de vitesse. Cela lui permit entre autres d’extirper du but une balle promptement envoyée par Xuereb, de retour en Artois, et bien décidé à mettre ses nouveaux coéquipiers sur la bonne orbite.

Cette grosse alerte passée, les Lensois plus mobiles et plus déterminés que d’habitude dominèrent la plupart du temps des visiteurs nettement moins brillants que la saison dernière. Malheureusement, une fois de plus, Njo Léa était fort décevant, manquant tout ce qu’il entreprenait. Tobollik éprouvait, lui, des difficultés à passer balle au pied et s’illustrait surtout par une bonne frappe lointaine, mais Bats veillait au grain. Si la rencontre était de bien meilleure qualité que ce que l’on a coutume de voir depuis le début de saison à domicile, il manquait cependant les accélérations, les changements de rythme et surtout un soupçon d’adresse dans la zone de vérité pour décrisper l’atmosphère.

Le score vierge au repos reflétait fidèlement la physionomie du match. Le changement fut total dès le début de la seconde période. Et tout cela parce qu’Eric Dewilder signa un exploit personnel de toute beauté. Démarqué sur la gauche par Ramos, il embarquait Ayache par une série de feintes et de crochets, avant de ponctuer son action d’une balle en cloche, une véritable feuille morte. Médusant totalement Bats, étrangement passif en l’occasion.

La partie avait repris depuis cinquante-huit secondes seulement. Lens eut immédiatement l’occasion de faire le break, mais demander à Njo Léa d’être lucide, c’est véritablement demander l’impossible. Ramos tenta ensuite un bon lob qui passa au-dessus, Tobollik percutait la transversale d’un tir en force et surtout Dewilder, habilement démarqué par Ramos, avait la possibilité de mettre son équipe hors de portée d’un ensemble bien pâle, pour ne pas dire inconsistant. Sans livrer un grand match, les Lensois sous l’impulsion de leur meneur de jeu uruguayen, en bien meilleure condition, et inspiré, ont su retrouver le chemin de la victoire devant leur public. On était tombé si bas ces derniers temps à Bollaert qu’il faut savoir apprécier ce succès à sa juste valeur sans pour autant se cacher que le chemin est encore long avant que le football des Artésiens ne soit irrésistible.


Le stade :

Le stade Bollaert

Le stade Bollaert


Loic
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