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Lorient – PSG 2-3, 16/08/75, match amical 75-76

Samedi 16.08.1975, match amical , à Lorient au stade du Moustoir :
F.C. LORIENT (D2) – PARIS ST-GERMAIN F.C.  2:3 (1:2)
– 3 946 spectateurs. Buts : François M’Pelé, 23′, Goraguer, 31′, François M’Pelé, 41′ ; Christian André, 82′, Goraguer, 83′. Arbitre : M. Behrens.
L’équipe du PSG : Ilja Pantelić – Louis Cardiet, Humberto Coelho (Dominique Berthaud, 46′), Jacques Novi, Dominique Lokoli – Jacky Laposte, Francis Piasecki, Jean-Pierre Tokoto (Louis Floch, 46′) – Jean-Pierre Dogliani, François M’Pelé (Christian André, 46′), Mustapha Dahleb. Entraîneur : Just Fontaine et Robert Vicot.
L’équipe de Lorient : Blin (Loiseau, ?’) – Le Gouguec, Goueffic, Loup, Leroux – Rossignol, Marette, Bernardet – Goraguer, Jankovic, Bigot. Entraîneur : Vincent.


Maillot utilisé (à manches courtes et col échancré, fabriqué par Kopa) :

Réédition du maillot domicile alternatif 1974-76 (collection MaillotsPSG)

Réédition du maillot domicile alternatif 1974-76 (collection MaillotsPSG)


Photos du match :

François M’Pelé lobe le portier lorientais et ouvre le score… (Archives Fañch Gaume)


Compte-rendu (presse locale) :

Le F.C. Lorient a su contester la supériorité du Paris S.G.

Trop de matches amicaux se révèlent si décevants que nous serions coupables de ne pas souligner le sérieux qui s’est dégagé de l’explication entre Parisiens et Lorientais.

Paris-St-Germain a été à la hauteur de sa réputation, avec certes, les qualités et les défauts qui lui sont généralement attribués, mais aussi une application qu’on ne rencontre pas toujours en pareil cas de la part des formations de première division. A l’exception de Floch, remplacé par Tokoto et Berthaud par Laposte, Fontaine et Vicot alignaient au départ l’équipe qui vient d’obtenir le nul à Reims.

La différence de valeur entre les deux formations fut alors assez sensible, les Parisiens, sous la conduite d’un Dogliani canalisant de nombreux ballons, imposant un rythme et une circulation de balle liés à des permutations qui décontenançaient d’autant plus les Lorientais que ceux-ci semblaient « complexés ».

Erreur défensive lorientaise

En outre, Paris-St-Germain renforça ces dispositions d’un pressing constant entraînant de nombreuses erreurs de la part d’une équipe lorientaise trop statique.

Cette supériorité des joueurs de la capitale, traduite évidemment par un avantage territorial assez net et deux ou trois actions dangereuses pour Blin, fut entrecoupée par un « contre » de Bernardet échappant de telle façon à Lokoli, que celui-ci commit une faute très voisine du penalty que… M. Behrens n’accorda point (9′).

Fréquemment pris au piège du hors-jeu, appliqué par une défense parisienne, très avancée les attaquants lorientais, en outre, rarement lancés dans de bonnes conditions, ne parvenaient pas à s’exprimer. Et pourtant un nouveau contre ayant Bigot à l’origine vit Goraguer débouler vers Pantelic et adresser une balle en retrait qu’hélas pour lui, Bigot, accouru, rata complètement (15e).

L’habileté supérieure du Paris-S.G. trouva finalement sa récompense avec la complicité de la défense locale : une passe de Loup fut interceptée et M’Pelé d’un lob astucieux trompa Blin qui tentait de s’interposer.

M’Pelé encore

Au bout d’une demi-heure de jeu, les Lorientais s’efforcèrent de subir un peu moins l’ascendant des Parisiens et menèrent quelques offensives troublant la tranquillité de Pantelic. L’égalisation vint d’un coup franc de Rossignol, relayé par une tête de Marette et une reprise de volée qui eut raison du grand Pantelic, lequel quelques minutes plus tard, intervint encore devant Goraguer dont la reprise de la tête était menaçante.

Ainsi donc Paris-S.G. ne parvenait pas à traduire la supériorité qu’on lui reconnaissait : la conclusion n’était pas à la hauteur de la préparation. Le F.C.L. entrevoyait une égalité au repos quand après un raid très dangereux de M’Pelé et Tokoto. Dogliani adressa un tir tendu que Blin ne put contrôler : M’Pelé profita de l’aubaine.

Le F.C.L. s’améliore après le repos

Le retrait de Humberto (que l’on vit peu), Tokoto et M’Pelé modifia le visage de l’équipe parisienne malgré la valeur de Berthaud, Floch et André. Ce qui n’empêcha pas Dogliani de tirer sur la barre (57′).

Surmontant ses appréhensions initiales, le F.C.L. s’améliora assez nettement au cours de la seconde période qui mit en lumière certaines faiblesses en défense du Paris-S.G. Rossignol, puis Goraguer et Jankovic, créant à tour de rôle à proximité de la cage de Pantelic, un danger qui montrait bien que le grand Yougoslave était assez mal protégé. Une passe en retrait un peu hasardeuse de Le Gouguec, et un tir à ras de terre de Dahleb, donnèrent le frisson à la défense locale qui ne put rien sur un « contre » Laposte-André. Dommage pour les Merlus qui venaient à deux reprises (Bernardet et Janko), de rater l’égalisation.

Immédiatement, Goraguer dribblant Pantelic, encore une fois livré à lui-même, redonna espoir aux Merlus tout heureux de voir Dahleb manquer le quatrième but parisien. Les ultimes offensives bretonnes restèrent sans résultat mais quelle émotion pour Paris-S.G. sur une montée de Loup qui rata sa reprise (89′).

Il n’est d’ailleurs pas injuste que les Parisiens aient conservé une courte longueur d’avance, leur jeu plus fouillé sous la conduite d’un Dogliani toujours aussi remarquable justifiant ce léger avantage. Même si leur seconde mi-temps fut moins bonne que la première. N’est-ce pas là d’ailleurs la conséquence du retrait d’Humberto, M’Pelé, Tokoto bien sûr, mais aussi d’un redressement lorientais.

Les meilleurs à Paris-S.G. : Novi, Laposte, Dogliani, Dahleb et Tokoto et M’Pelé pour leurs 45 minutes. Côté lorientais : Leroux (le meilleur défenseur) Le Gouguec et Goraguer.

Réactions :

Just Fontaine : « Je suis assez satisfait, bien que nous ayons quand même commis trop d’erreurs techniques. Le retrait de trois de nos meilleurs éléments au repos doit aussi entrer en ligne de compte. Quant a notre tactique j’entends des réflexions qui me font rire nous jouons parait-il la ligne. Or il y a deux ans que nous avons abandonné ce système. Les Lorientais sont déjà dans le coup, bien affûtés. Je crois que Lorient peut tres bien faire en division 2 ».

Jean Vincent (entraîneur lorientais) : « En première mi-temps, nous n’avons pas su jouer juste. Ou trop court ou trop long ou trop tard. C’est vraisemblablement la qualité de l’adversaire qui nous a amenés à commettre quelques erreurs. Contre Berné, ou Quimper, par exemple, nous jouons à notre main. Là, il faut forcer le régime. C’est une bonne chose et après les difficultés de ce match, le plus dur à mon avis de nos matches amicaux, nous allons alléger un peu l’entraînement cette semaine. »


Le stade :

Le stade du Moustoir


Loic

Fan du club depuis toujours, présent au Parc et en déplacement de 1988 à 2010. PSG ´till I die!

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