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PSG – Arles 6-1, 12/05/74, Division 2 73-74

Bis repetita quelques minutes plus tard. La scène se reproduira à 6 reprises!

Dimanche 12.05.1974, Championnat de France, Division 2, Groupe B, 32e journée (2e place) à Saint-Germain, au Stade Georges-Lefèvre :
PARIS SAINT-GERMAIN F.C. – A.C. ARLES  6:1 (0:1)
– 1 163 spectateurs. Buts : Koum, 24′ ; Jacky Laposte, 48′, Éric Renaut, 51′, François M’Pelé, 53′, Mordechaï Spiegler, 75′, Jean Deloffre, 80′, Mordechaï Spiegler, 89′.
L’équipe du PSG : Jacques Planchard – Christian Quéré, Éric Renaut, Jean-Louis Léonetti, Louis Cardiet – Jacky Laposte, Jean Deloffre, Jean-Louis Brost (Michel Marella, 75′) – Christian André, François M’Pelé, Mordechaï Spiegler. Entraîneurs : Just Fontaine et Robert Vicot.


Maillot utilisé :

Maillot extérieur 1973-74

Maillot extérieur 1973-74


Photos du match :

Le ballon dans les filets arlésiens… et la joie des parisiens...

Le ballon dans les filets arlésiens… et la joie des Parisiens!

Bis repetita quelques minutes plus tard. La scène se reproduira à 6 reprises!

Bis repetita quelques minutes plus tard. La scène se reproduira à 6 reprises!

Dessons, le portier arlésien, au-dessus de la mêlée


Compte-rendu :

[Menés à la mi-temps, les parisiens vont renverser la tendance en seconde mi-temps, et pas qu’un peu: il passeront six buts au malheureux gardien arlésien! Les parisiens creusent l’écart avec Toulouse, 3ème au classement, et se rapprochent un peu plus des barrages.]

Presse (merci à Stéphane Grandvalet) :

Les deux mi-temps de Paris-S.-G.

Décidément, Paris S.G. entend rester fidèle à son image de marque, pareille à celle d’un grand magasin « où il se passe toujours quelque chose ».

A la fin du premier temps, il était mené par 0-1, malgré un enchaînement de tentatives infructueuses parce que pas assez appuyées ou maladroitement élaborées, et aussi et surtout parce qu’en face, devant les filets d’Arles, il y avait un gardien sensationnel, Dessons.

A terre, en l’air, de près, de loin, Dessons arrêtait ou détournait tout. Bref, on se prenait à se remémorer qu’à l’aller, ledit Arles avait battu Paris S.G. par 3-0.

Dès la reprise, c’est, semble-t-il, une autre équipe parisienne qui s’aligna. Tout le monde partit à l’abordage, Langlois sauva en ca-tastrophe sur Deloffre, mais deux minutes après ce re-début, Laposte reprit à 25 mètres et réussit à loger le ballon dans la lucarne dudit Dessons. Il faut préciser que ce gardien, en première mi-temps, fit interrompre le match par deux fois, pour être soigné, sans que les adversaires ne l’aient touché.

Cette égalisation sembla électrocuter Arles qui, jusque-là alerte et tranchant, avait fort bien joué sa partie, encore que certains aient confondu brutalités et engagement physique (deux avertissements pour Regardier et Sanchez). N’empêche. Arles, pendant la première mi-temps sans jouer les grands patrons. avait opéré corne de brillants artisans en face d’artistes qui soignaient plus la présentation que le texte, si on peut dire.

Donc, égalisation, mais rien n’était perdu pour personne, or Arles, répétons-le, sembla pétrifié et concédant corner sur corner encaissa, sur l’un d’eux, le deuxième but par Renaut, l’arrière venu à la rescousse. Deux minutes après, M’Pelé, grâce à André, reprenait et d’un véritable bolide prenait le bonus pour son équipe. Trois buts en cinq minutes, c’est ça le Paris S.G. qui devenait scintillant, faisant briller toutes les facettes de son talent, affolant les Arlésiens qui ne pouvaient que se défendre. Trois autres buts s’ajoutèrent au crédit des Parisiens, il y en aurait eu trois supplémentaires que personne n’eut été étonné. Spiegler en marqua deux, en rata quatre, Deloffre ajouta le sien, seul André, pourvoyeur en balles, ne pouvait jouer les artilleurs.

Et c’est ainsi que le Paris S.G., vil plomb en première mi-temps, se transforma en or pur à la seconde, tout le monde jouant à la perfection, même le jeune arrière Quéré, révélation de ce match.

Arles, étrillé, a pourtant eu le mérite de toujours se battre et les Dessons, Langlois, Canetti, Mastran, Regardier, Exbrayat et Brun n’ont rien à se reprocher, Koum ayant eu l’honneur de marquer l’unique but de son équipe.


Le stade :

Vue aérienne du Stade Georges-Lefèvre

Vue aérienne du Stade Georges-Lefèvre


Loic

Loic

Fan du club depuis toujours, présent au Parc et en déplacement de 1988 à 2010. PSG ´till I die!

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