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PSG – Bourges 4-0, 21/02/71, Division 2 70-71

Dimanche 21.02.1971, Championnat de France National (D2), Groupe Centre, 21e journée (1re place) à Paris, au Stade Jean-Bouin :
PARIS SAINT-GERMAIN F.C. – F.C. BOURGES  4:0 (2:0)
– 2 082 spectateurs. Buts : Bernard Béreau, 12′, Jean-Louis Brost, 23′ ; Jacques Rémond, 65′, Jacques Rémond, 82′. Arbitre : M. Caudrelier.
L’équipe du PSG : Camille ChoquierJean Djorkaeff, Daniel Guicci, Roland Mitoraj, Fernando CruzJean-Pierre Destrumelle, Bernard BéreauJean-Louis Brost, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Jean-Claude Bras (puis Jacques Rémond). Entraîneur : Pierre Phélipon.
L’équipe de Bourges : Mathieu – Plaza, Lisnard, Signol, Vannier – Lauretti, Senut – Garnier, Juliani (Darnault, ?’), Mechin, Mercier. Entraîneur : Siatka.


Maillot utilisé :

Réédition maillot domicile 1970-72, version hiver (collection MaillotsPSG)

Réédition maillot domicile 1970-71 (collection MaillotsPSG)


Photo du match :

Les Parisiens regagnent les vestiaires devant un Parc des Princes en construction…


Compte-rendu :

Tout juste éliminé en Coupe de France, le Paris-SG va tenter de consolider sa 1ère place en championnat, avec la réception de Berruyers, modestes 14èmes (sur 16).

Et les choses ne vont pas trainer, Béreau, de la tête, et Brost se chargeant de donner deux buts d’avance aux locaux à la pause.

Fort de cet avantage, les parisiens vont baisser de pied et se faire dominer par les visiteurs. Mais il parviendront tout de même à inscrire deux nouveaux buts, par Rémond, entré en jeu à la place de Bras, blessé.

– Le Courrier Républicain :

Plus réaliste, Paris-Saint-Germain impose sa loi aux Berruyers : 4-0.

Sans vouloir un instant minimiser la victoire de Paris-Saint-Germain il nous faut souligner que les Berruyers ont vraiment joué de malheur avant et pendant cette confrontation comptant pour la 21e journée du championnat national groupe Centre. Avant ? oui, le F.C. Bourges dut s’aligner sans son excellent joueur Siatka, claqué à l’échauffement. Pendant ? Oui, avec la blessure de Juliani survenue à la 13e minute ; oui, encore avec le penalty raté par Mercier à la 39e minute alors que tout n’était peut être pas perdu.

Les Berruyers sous la conduite d’un Laurettl omni-présent avaient fait jusque là jeu égal au centre du terrain, ne se montrant Inférieurs qu’à l’approche de la zone de vérité avec en 12e homme Méchin et en 13e Darnault, quasi inexistants ! Il fallut donc pour abattre cette formation berruyère nullement complexée sortir le grand jeu. Djorkaeff le premier donna le ton dans une montée, offensive de grand style dont il est le seul à avoir le secret ; il obtint… un coup franc qui, tiré par Guignedoux, fut transformé en but par Béréau reprenant de la tête à mi-hauteur une balle glissante que le gardien Mathieu détourna dans ses propres filets…

C’était parti… Dix minutes plus tard, c’était au tour de Béréau d’effectuer un centre et de J.L.- Brost de le convertir en but dans des conditions à peu près identiques (la balle de plus en plus lourde et glissante ne pouvant être efficacement interceptée par Mathieu) : 2-0 à la mi-temps. Score largement suffisant car les défenseurs parisiens continuèrent non seulement de régner, mais encore d’amorcer par Djorkaeff impérial et Guici intraitable de superbes offensives.

Dès le début de cette deuxième période, J.-C. Bras qui s’était fait un légère entorse fut remplacé par Rémond ; Brost glissa à gauche et Prost à droite. On vit alors le quintette offensif parisien s’octroyer davantage d’occasions de marquer dans des mouvements spectaculaires de grand style comme celui de la 60e minute où six ou sept Parisiens monopolisèrent la balle sans qu’un seul Berruyer ne la touchât et qui, termina sa course par un excellent tir de Guici. C’était là en vérité un très bon football. Cette splendide action ne pouvait pas ne pas rester sans effet : cinq minutes plus tard, un centre précis de Destrutnelle sur J.L. Brost qui glissait a Rémond et c’était le 3e but… quelque peu contesté par les Berruyers. Mais Rémond, roi de l’opportunisme, ne s’en tenait pas là : à la, 82e minute, sur un centre de J.-L. Brost, il marquait en 45 minutes son 2e but,-réalisant ainsi un très beau doublé qui lui permit de prendre la tête au classement des buteurs du Paris-Saint-Germain.

Marque lourde, très lourde vérité. Mais les Berruyers ne peuvent bien sûr s’en prendre qu’à eux-mêmes de ne pas avoir sauvé l’honneur à la 39e minute, à l’occasion d’un certain penalty expédié par Mercier sur la transversale…

– La Liberté de la Vallée de la Seine :

Paris Saint-Germain écrase Bourges 4 à 0

Paris-St-Germain n’a pas laissé passer l’occasion de prendre un point à son adversaire direct Rouen, en triomphant 4-0 de Bourges au Stade Jean-Bouin.

Excellent première mi-temps

Mieux organisée et occupant le terrain grâce à Guignedoux et Destrumelle, Paris-St-Germain se créa de nombreuses occasions de buts en première mi-temps, Bras, Prost et Brost se jouèrent littéralement des défenseurs berruyers qui encaissèrent deux buts en 10 minutes : le premier par Berreau sur un coup franc de Guignedoux, le second fut conçu par l’international Bras et réalisé par l’autre international M. Prost.

Baisse de régime après la pause

La seconde mi-temps débuta par la sortie de Bras blessé, qui céda sa place à Rémond qui évolua en position d’avant-centre.

Guignedoux ne rayonna pas comme d’habitude, et l’équipe souffrit de cette baisse de régime. Bourges monopolisa le ballon, mais le buteur Juliani s’étant claqué, aucune action dangereuse ne fut réalisée.

Au contraire, Paris-St-Germain renouvela sa pression et concrétisa sa domination par deux buts de l’opportuniste Rémond qui trompa le gardien Mathieu au milieu d’une forêt de jambes puis récidiva en profitant d’un excellent centre du petit Brost.

Paris-St-Germain a rempli son contrat. Il l’a fait très facilement en première mi-temps, plus difficilement en seconde, lorsque Guignedoux et Prost accusèrent les fatigues de leur match contre l’Angleterre.


Le stade :

Le stade Jean-Bouin

Le stade Jean-Bouin


Loic
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