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PSG – Lyon 2-3, 12/02/78, Division 1 77-78

Carlos Bianchi… en difficulté!

Dimanche 12.02.1978, Championnat de France, Division 1, 27e journée (12e place) à Paris, au Parc des Princes :
PARIS ST-GERMAIN F.C. – OLYMPIQUE LYONNAIS  2:3 (0:0)
– 10 348 spectateurs. Buts : Carlos Bianchi, 56′, G.Spiegel, 70′ sur penalty, Attar, 73′, Philippe Redon, 84′, S.Chiesa, 85′.
L’Équipe du PSG : Daniel Bernard – Jean-Marc Pilorget, Pierre Bajoc, Ramón Hérédia, Dominique Lokoli – François Brisson, Éric Renaut, François M’Pelé – Philippe Redon, Carlos Bianchi, Mustapha Dahleb (Hervé Porquet, 64′). Entraîneur : Jean-Michel Larqué.


Programme :


Maillot utilisé (version Pony, avec un RTL plus réduit) :

Maillot domicile des années 70 (collection http://maillotspsg.wordpress.com)

Maillot domicile des années 70 (collection MaillotsPSG)


Photos du match :

OL_7778

Les lyonnais posant avant le match dans un Parc des Princes enneigé

Le portier lyonnais ayant manqué le ballon, Jean-Pierre Dogliani tente un retourné acrobatique (R. Krieger)

Pierre Bajoc et Eric Renaut ne peuvent empêcher Gallice de placer sa tête (R. Krieger)

Carlos Bianchi… en difficulté!

Carlos Bianchi… en fâcheuse posture!


Compte-rendu (France Football) :

Les Lyonnais dominèrent pendant toute la première période du match sans pouvoir prendre l’avantage.

Après le repos, Bianchi ouvrit la marque mais le Paris-S.G. perdit Dahleb, blessé. Lyon, après avoir pris l’avantage, fut rejoint sur un but de Redon. Mais Chiesa arrachait in extremis une victoire méritée.

Les inquiétudes de Larqué

Ça ne va pas fort décidément dans cette équipe de Paris-Saint-Germain, qui n’arrive pas à trouver son équilibre et qui gâche stupidement les points, après avoir remporté des victoires retentissantes.

Dimanche, dans un Parc sibérien où il gelait à pierre fendre, les Parisiens ont dû subir la loi d’un adversaire lyonnais il est vrai beaucoup plus florissant que ne l’indique son classement.

Pendant toute la première partie du match, l’O.L. fit tout le jeu avec sa maitrise collective des bons jours, sous l’impulsion de ses techniciens de poche, Chiesa et Lacombe, très à l’aise sur cette pelouse enneigée où le moindre contrepied ne pardonnait pas et où le jeu court, précis, était spécialement recommandé.

Sans le brio de Daniel Bernard, qui réussit trois ou quatre arrêts de classe, l’équipe parisienne aurait pris un retard irréparable. Elle n’avait presque jamais pu, en tout cas, prendre le contrôle des opérations.

Mais, lorsque Carlos Bianchi, profitant d’une grosse erreur de placement et d’un moment d’inattention de la défense lyonnaise, ouvrit la marque à la 56e minute, on crut bien que la chance allait quand même sourire aux Parisiens.

Mais cinq minutes après ce but, la formation du P.-S.-G. perdit son capitaine, Dalheb, blessé sérieusement au genou et contraint de quitter le terrain.

Pour comble de malheur, M. Leloup devait ensuite siffler un penalty contre Hérédia pour un tacle sur Olio, qui ne nous parut pas du tout évident d’intention. Et comme trois minutes après ce penalty, Attar, l’ailier gauche lyonnais, donnait l’avantage à l’O.L., on se dit que c’en était fini des chances parisiennes.

Pourtant, un nouveau coup franc de Pilorget et un coup de tête de Redon redonnèrent l’espoir à Jean-Michel Largué jusqu’au moment où Chiesa fit parler la classe à cinq minutes de la fin et arracha une victoire que les Lyonnais méritaient bien finalement de ramener à Gerland.

Du coup. l’O.L. dépasse Paris-Saint-Germain au classement. Un P.-S.-G. en-foncé à la 12e place. Et voilà que la Coupe arrive avec un match contre Nice, qui aura été précédé d’une première confrontation en Championnat dès demain mercredi. Et tout cela au stade du Ray !

De quoi se faire du mauvais sang ! Larqué déplorait, dimanche soir, le perméabilité d’une défense trop mal couverte. Et par le froid qu’il faisait au Parc, il faut avouer que ça n’était guère prudent !… Le placement et le rôle d’Heredia paraissent ainsi remis en cause par l’entraineur du Paris-S.-G.

Mais il est vrai aussi que l’équipe de la capitale ne parvient pas à trouver un fond de jeu et une maitrîse collective valables. Par ailleurs, l’esprit ne parait pas être brillant. Comme si un ressort avait été cassé pour les raisons qu’on peut imaginer ! Une période capitale arrive pour le P.-S.-G. Si Dahleb est, de surcroit, indisponible pendant quelque temps, l’affaire risque d’être inquiétante pour l’avenir.


Le stade :

Le Parc des Princes

Le Parc des Princes


 

Loic

Loic

Fan du club depuis toujours, présent au Parc et en déplacement de 1988 à 2010. PSG ´till I die!

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