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PSG – Mantes 3-1, 25/04/74, Division 2 73-74

Mordechaï Spiegler poursuivi par  José et Sorel, sous les yeux de Jean-Pierre Dogliani (http://camantes.ugocapeto.com)

Jeudi 25.04.1974, Championnat de France, Division 2, Groupe B, 30e journée (2e place) à Paris, au Parc des Princes :
PARIS SAINT-GERMAIN F.C. – C.A. MANTES  3:1 (0:1)
– 2 006 spectateurs (lever de rideau de PFC – Angers). Buts : Du Bu, 30′ ; Dom.Sanchez, 55′ contre son camp, Jean-Pierre Dogliani, 63′, Mordechaï Spiegler, 83′.
L’Équipe du PSG : Jacques Planchard – Éric Renaut, Jacky Bade, Jean-Louis Léonetti, Louis Cardiet – Jacky Laposte, Jean Deloffre, Jean-Pierre Dogliani – Christian André, François M’Pelé, Mordechaï Spiegler. Entraîneurs : Just Fontaine et Robert Vicot.


Maillot utilisé (en version hiver, à manches longues et col ras du cou) :

Maillot domicile 1973-74

Maillot domicile 1973-74


Photos du match :

Chedanne, le gardien mantois, est battu. La scène se reproduira trois fois...

Danthény, le gardien mantevillois, est battu. La scène se reproduira trois fois…

Les mantevillois Sorel et Gouju tentent d'arrêter Mordechaï Spiegler (http://camantes.ugocapeto.com)

Les mantevillois Sorel et Gouju tentent d’arrêter Mordechaï Spiegler (camantes.ugocapeto.com)

Mordechaï Spiegler poursuivi par  José et Sorel, sous les yeux de Jean-Pierre Dogliani (http://camantes.ugocapeto.com)

Mordechaï Spiegler poursuivi par  José et Sorel, sous les yeux de Jean-Pierre Dogliani (camantes.ugocapeto.com)


Compte-rendu (presse, merci à Stéphane Grandvalet) :

Interdit aux cardiaques

Justo Fontaine avait raison de dire, après ce match, qu’il allait subir une maladie de coeur. Quant à Vicot, il était encore tout secoué des émotions ressenties au cours des 90 minutes.

Le moins qu’on puisse dire est que Paris-S.-G. a eu chaud au cours de cette froide nuit parisienne, surtout au cours de la première heure de jeu, laps de temps qui voyait toujours Paris-S.-G. mené à la marque par ce satané Mantes-la-Ville, qui, déjà, à l’aller avait été vainqueur (2-1).

Il faut bien avouer que lorsque le repos„ survint on en était toujours à se demander comment les Sangermanois pourraient bien battre Dantheny, qui fait comme le bon vin. Demota régnait imperturbable au centre de la défense, Sorel et Bajlo, faisaient quelque peu le ménage sur les ailes et José était toujours plus prompt d’une foulée pour renvoyer le ballon.

Bien sûr, Paris-S.-G. dominait, mais il ne marquait pas, M’Pelé, Spiegler, André n’étant jamais en position de tir idéal, seul Spiegler avait placé un tir, du gauche évidemment, qui avait permis à l’ami Dantheny une parade de grand style.

Mantes n’avait eu qu’une occasion par Gouju et Planchart avait stoppé mais la seconde il ne la rata pas, d’autant qu’il s’agissait-là d’un véritable cadeau : Cardiet avait stoppé le ballon, il paraissait ne pas savoir qu’en faire : le passer à Léonetti (une fois de plus), la donner à son gardien (ça, le gars Louis, n’aime pas) bref le jeune Dubus négligeant les états d’âme de Cardiet ratissa parfaitement ce ballon que Cardiet lança vers on ne sait qui, fila vers Planchart. et d’un très beau tir donna l’avantage aux Mantevillois.

On avait parlé de bonus pour le P.-S.-G. eh bien ! il s’annonçait mal.

Ce que les joueurs entendirent aux vestiaires appartient au secret professionnel, si l’on peut dire, mais quand ces Sangermanois revinrent sur le terrain, on s’aperçut qu’ils n’avaient plus les mêmes dispositions d’esprit. Finies les arabesques, finis les ronds de jambe, ils y allaient gaiement.

Bien élevés, les Mantevillois rendirent le cadeau fait en première mi-temps, Sanchez dévia dans ses buts, un centre astucieux de Dogliani, Puis ce même Dogliani marqua un but superbe, en utilisant magnifiquement, de vingt-cinq mètres un ballon enfin sorti d’un amas de joueurs placés devant Dantheny. C’était fini, cette fois le bonus était en vue. Il fut atteint par Spiegler qui, de la tête, exploita une action M’Pelé – André.

Toujours batailleur, Mantes ne baissa pas les bras et continua à harceler Planchart qui, cinq minutes avant la fin, plaqua Semper s’avançant dangereusement. L’arbitre siffla penalty, les Sangermanois protestèrent car l’arbitre de touche avait levé son drapeau, signalant le hors jeu (c’était vrai) et M. Buils changea d’avis.

Samper, d’un tir superbe, stoppé par Planchart, conclus le baroud d’honneur de Mantes, qui bien que battu s’était bien battu.

On comprend ainsi pourquoi Fontaine-Vicot (et les autres Sangermanois) avaient eu tellement d’émotions.


Le stade :

Le Parc des Princes

Le Parc des Princes


Loic

Loic

Fan du club depuis toujours, présent au Parc et en déplacement de 1988 à 2010. PSG ´till I die!

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