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PSG – Saint-Brieuc 4-2, 03/12/72, Division 3 72-73

Dimanche 03.12.1972, Championnat de France, Division 3, Groupe Ouest, 14e journée (2e place), à Saint-Germain-en-Laye, au Stade Georges-Lefèvre :
PARIS SAINT-GERMAIN F.C. –  STADE BRIOCHIN  4:2 (1:1)
– 661 spectateurs. Buts : Jean-Louis Brost, 15′, Fort, 38′ ; Jean-Louis Brost, 53′, Christian André, 78′, Christian André, 80′, André-Jacques, 85′. Arbitre : M. Leclerc.
L’équipe du PSG : Camille ChoquierDidier Ledunois, Thierry Coutard, Bernard Béréau, Michel BéhierRobin Leclerc, Jacques LaposteJean-Louis Brost, Christian André, Éric Renaut, Othniel Dossevi. Entraîneur : Robert Vicot.
L’équipe de Saint-Brieuc : Audigane – J. André, Le Guern (Leblanc, 84′), J.-P. André, Ancel – Taburet, Lemoulec – Bougeard, Fort, Muller, Le Bigot. Entraîneur : Santier.


Maillot utilisé :

Domicile Montréal 1972 1973

Maillot domicile 1972-73


Photos du match :

L’équipe parisienne avant le coup d’envoi : Choquier, Leclerc, Ledunois, Béréau, Coutard, Béhier, Brost, André, Renaut, Laposte et Dossevi.


Compte-rendu :

[Pour la 14ème journée, les parisiens accueillent à Saint-Germain des Briochins mal en point. Et, contre toute attente, les bretons feront mieux que de la résistance en 1ère mi-temps, égalisant même après l’ouverture du score de Brost.
La seconde période sera d’avantage conforme à la logique sportive, Brost ajoutant un second but, André l’imitant ensuite en y allant lui aussi de son doublé. La réduction du score des visiteurs n’empêchera pas une nouvelle victoire du Paris-SG.]

La Liberté de la Vallée de la Seine :

Paris-Saint-Germain : difficilement !

En recevant la lanterne rouge du groupe au Stade des Loges, le Paris-Saint-Germain pensait bien faire passer un confortable après-midi à ses nombreux supporters. Il n’en fut rien, puisque St-Brieuc n’a jamais fermé le jeu et a même posé de très, gros problèmes, aux San-germanois.

Si Brost avait ouvert le score en reprenant un corner des la 15ème minute, St-Brieuc avait égalisé par Fort peu avant la pause.

A la reprise Brost inscrivit un second but dès la 53′ minute, mais il fallut attendre le dernier quart d’heure pour voir André tromper 2 fois en 2 minutes le gardien visiteur Audigane. Saint-Brieuc eut la consolation d’inscrire le dernier but, 5 minutes avant la fini par l’arrière André-Jacques, très offensif.

Le Courrier Républicain :

La vie est belle pour Paris-Saint-Germain, en battant Saint-Brieuc au même moment où Quevilly trébuchait contre toute attente face à Lisieux, Paris-Saint-Germain a surement realise une des meilleures operations du championnat puisque le voici a deux points du leader.

Ce match fut plein et vivant, car l’équipe de Saint-Brieuc a fourni une réplique satisfaisante face aux Sangermanois. D’entrée, les locaux par leur numéro 10 Renaut inquiétèrent Audicane par un tir puissant des 25 m qui passa de peu au-dessus de la transversale. La réplique des Briochins fut immédiate, sur un coup franc tiré en force par Muller que Choquier d’une belle détente détourna en corner. Le premier but de cette rencontre fut au bénéfice des Sangermanois : Brost du point de corner expédia une balle brossée qui vint se loger dans la lucarne droite des buts défendus par Audicane (16e). Dans la minute qui suivit, les joueurs du Paris-Saint-Germain se ruèrent à l’attaque et faillirent bien récidiver à la (17e) sur un tir terrible de Dossevi, le gardien briochin dégagea la balle dans un réflexe extraordinaire, instantanément reprise par Brost, mais encore une fois Audicane intervint avec brio. Les joueurs de Saint-Brieuc réagirent vigoureusement dans la lutte pour la conquête du ballon et allaient obtenir l’égalisation par l’intermédiaire de leur ailier droit, Fort qui logea promptement la balle au fond des filets (38e). A la 42e minute sur un coup franc des 30 m. Leclerc expédia un tir canon dégagé aux poings par l’excellent gardien briochin. C’est sur ce score que la mi-temps fut sifflée, reflétant assez justement la partie que s’étalent livrés les deux protagonistes.

Après le repos, les joueurs de Robert Vicat imprimèrent une pression constante face à la vaillante formation de Santier. Et c’est fort justement que Brost et André convoitant la même balle sur une passe de Leclerc se présentèrent seuls devant le gardien adverse, finalement ce fût Brost légèrement plus en avant qui fusilla l’ultime rempart de la défense briochine (53e) . A la (79e), l’on assista à une action spectaculaire et limpide du numéro 9 André qui réceptionna le ballon au niveau de la ligne médiane et se joua littéralement de deux arrières Briochins en réalisant un exploit technique pour récupérer la balle et s’en aller marquer imparablement, malgré la sortie en catastrophe de Audicane. Ce but allait libérer totalement l’équipe Sangermanoise et lui permettre de donner sa pleine mesure puisque dès lors ce fut un cavalier seul des locaux. Ce même André inscrivit le quatrième et dernier but en faveur du Paris-Saint-Germain à la (87e) sur une passe précise de Renaut. Les joueurs de Saint-Brieuc réduisirent la marque à la (87e) sur une jolie tête de leur arrière droit. Mais la cause était entendue et on en resta sur ce score au de sifflet final de l’arbitre.

L’équipe Sangermanoise pratique un football soigne et précis, parvenant toujours à tempérer le jeu au moment décisif par ses arrières et son milieu de terrain, son attaque constamment en mouvement est très prolifique et percutante et bien soutenu par la charnière centrale de l’équipe. C’est une football de détermination aux qualités physiques et techniques réelles.

Réactions :

Robert Vicot (entraîneur) : « [A la mi-saison,] l’objectif demandé par le Président Patrelle est atteint, à savoir une place dans les premiers du Championnat ».


Le stade :

Vue aérienne du Stade Georges-Lefèvre en 1972

Vue aérienne du Stade Georges-Lefèvre


Loic
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