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PSG – Valenciennes 1-0, 06/09/70, match amical 70-71

Dimanche 06.09.1970, match amical à Saint-Germain-en-Laye, au Stade Georges-Lefèvre :
PARIS SAINT-GERMAIN F.C. – U.S. VALENCIENNES-ANZIN (D1)  1:0 (0:0)
– 1 700 spectateurs. Buts : Michel Prost, 75′. Arbitre inconnu.
L’équipe du PSG : Camille ChoquierAlain Garillières (Jean-Claude Fitte-Duval, ?’), Daniel Guicci, Roland Mitoraj, ? – Jean-Pierre Destrumelle, Bernard BéreauBernard Guignedoux (Pierre Phélipon, ?’)- Jean-Louis Brost, Michel ProstJean-Claude Bras. Entraîneur : Pierre Phélipon.
L’équipe de Valenciennes : Lawniczak – ?, ?, ?, ? – ?, ?, ?, ? – ?, ?. Entraîneur : Domergue.

Merci à quiconque ayant plus d’information de bien vouloir les partager en commentaire…


Maillot utilisé :

Troisième maillot 1971-72

Second maillot 1970-71


Photos du match :

Jean-Claude Bras devancé par Lawniczak, le portier valenciennois


Compte-rendu (La Liberté de la Vallée de la Seine) :

Le Paris-Saint-Germain supérieur à Valenciennes

Pour la première fois de la saison, le public saint-germanois a repris dimanche le chemin du stade Georges-Lefèvre, à l’occasion d’un match amical entre Paris-St-Germain et l’équipe professionnclle de Valenciennes.

Il a retrouvé son équipe, à vrai dire bien transformée et qui n’est plus exclusivement la sienne, mais son équipe tout de même, pour laquelle les « Allez St-Germain » fusaient de temps à autre autour du terrain. 1.700 spectateurs réussirent à prendre place dans un stade qui n’a pas encore ses nouvelles installations.

Tout amical qu’il était, ce match a donné lieu à un sévère engagement physique et à des interventions parfois rugueuses, surtout côté valenciennois. Ce ne fut pas une partie d’un excellent niveau, les deux équipes donnant l’impression de se chercher, mais ce fut l’occasion de plusieurs mises au point.

Les visiteurs surent par moments bien faire circuler la balle, mais leurs actions manquaient de tranchant. Joseph, qui précisément devrait donner à l’attaque nordiste le punch qui lui manquait Ies saisons passées, ne donna qu’à de rares moments une idée de sa puissance, et parut le reste du temps contracté et l’ombre de lui-même.

Les locaux quant à eux tentèrent leur chance par plusieurs tirs au but, mais pêchèrent encorre par manque de cohésion, si bien qu’on assista, en première mi-temps surtout, à des cavaliers seuls où tour à tour Prost, Bras, Guignedoux, se mettaient en valeur, mais plus rarement à des actions véritablement construites.

Paris-St-Germain cherche encore son style.

La rencontre fut entamée sur un, rythme alerte, mais il fallut attendre la 11e minute pour voir un tir, par Prost sur un centre de Bras, et Lawnicziak dut mettre du poing en corner. C’est encore sur une descente de Bras que Prost se retrouva seul à l’aile gauche, et ne fut arrêté qu’à un mètre des buts par un défenseur nordiste.

Les Valenciennois eurent aussi quelques occasions, notamment à la 27e où Guinot se retrouva seul en face des buts et mit la balle dans les bras de Choquier, mais ils ne surent pas les exploiter. A la 31e minute, Bras marqua un but, manifestement hors-jeu, et qui fut annulé, puis, à la 40e adressa un splendide retourne que le gardien nordiste dut mettre du poing en corner, exactement comme sur le tir de Prost.

C’est à l’actif de Valenciennes qu’il faut mettre la première action dangereuse de la deuxième mi-temps. A 56e minute, Klose, rentre sur le terrain à la place de Gaidoz, tira de plein fouet sur le poteau gauche. Mais les Saint-Germanois commencèrent à mener des attaques plus incisives et mieux construites. A la 75e minute, sur un centre-tir de Brost qui allait mourir lentement dans les bras de Lawniczak, Prost surgit comme un bolide, et logea imparablement la balle dans les filets. Paris-St-Germain eut encore par la suite quelques occasions, mais les Valenciennois aussi, qui ne surent pas exploiter une certaine mésentente entre Choquier et sa défense. 1 à 0, le score en resta là.

Ce match a été pour le public l’occasion de passer eh revue les effectils de l’équipe, puisque pas moins de quatorze joueurs sont entrés sur le terrain; Les spectateurs retrouvèrent des silhouettes familières : Prost, qui a fait preuve de beaucoup de détermination et s’est montre l’un des plus dangereux attaquants ; Brost à l’aile gauche, qui n’a rien perdu de son intelligence de jeu ; Guignedoux au milieu du terrain, remarquable d’aisance. Et à l’arrière Béreau et Camille Choquier dans les buts. Fitte-Duval prit en seconde mi-temps la place du jeune Garillières, qui contrôla bien son rival direct. Phélipon enfin, qui remplaça Guignedoux en cours de seconde mi-temps.

Les autres étaient à découvrir : Mitoraj, excellent dimanche, sobre et précis dans la défensive comme dans la relance du jeu ; Bras, rapide et au style délié ; Guicci, au jeu de tête et au placement très sûrs en défense ; Destrumelle, bon relayeur au milieu du terrain, et encore Guyot et Rémond.

Djorkaeff, le capitaine de l’équipe victorieuse de la Tchécoslovaquie la veille, suivit le match depuis la tribune.


Stade :

Vue aérienne du Stade Georges-Lefevre en 1970


Loic
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