Rennes – PSG 1-6, 07/01/18, Coupe de France 17-18

Dimanche 07.01.2018, Coupe de France, 1/32 de finale à Rennes au Roazhon Park :
STADE RENNAIS F.C. – PARIS ST-GERMAIN F.C. 1:6 (0:4)
– 19 777 spectateurs. Buts : Kylian Mbappé, 9′, Neymar, 17′, Angel Di Maria, 23′, Neymar, 43′ ; Bourigeaud, 66’sur penalty, Angel Di Maria, 74′, Kylian Mbappé, 75′. Arbitre : M. Delerue.
L’équipe du PSG : Kevin Trapp – Yuri Berchiche, Presnel Kimpembe, Thiago Silva, Dani Alves – Giovani Lo Celso (Thiago Motta, 61′, Christopher Nkunku, 68′), Adrien Rabiot (Julian Draxler, 61′), Marco Verratti – Neymar, Kylian Mbappé, Angel Di Maria. Entraîneur : Unai Emery.
L’équipe de Rennes : Diallo – Danzé, Gnagnon, Mexer, Bensebaini – Gélin – Bourigeau (Sarr, 72′), André, Léa Siliki (Maoussa, 46′), Mubele – Khazri (Amalfitano, 72′). Entraîneur : Lamouchi.


Maillot utilisé (avec les sponsors spécifiques de la Coupe de France) :

Maillot extérieur 17-18


Photos du match :

Les Parisiens avant le coup d’envoi (Ch. Gavelle)

Kylian Mbappé, Neymar et Dani Alves fêtent l’un des 6 buts du soir !

Pas de jaloux, Angel Di Maria, Neymar et Kylian Mbappé marqueront chacun deux fois

Angel Di Maria déborde Diallo

Kylian Mbappé s’échappe. Il marquera deux fois et adressera deux passes décisives ! (Ch. Gavelle)

La partie basse du parcage parisien (Ch. Gavelle)


Vidéo :


Compte-rendu (CulturePSG) :

Les vacances n’étaient pas tout à fait finies

Le PSG se déplaçait à Rennes ce dimanche (21h) à l’occasion des 32e de finale de la Coupe de France et les Parisiens ont réussi une énorme performance en s’imposant 6-1 en Bretagne. Paris a réussi une première mi-temps fabuleuse et menait 4-0. Moins fringants après la pause mais encore au-dessus, ils ont encore creusé l’écart et s’imposent de façon très large, malgré une reprise tardive de l’entraînement. Neymar, Mbappé et Di Maria ont chacun marqué un doublé.

Le match :

C’est parti, le PSG donne l’engagement et cela commence tranquillement malgré une première accélération de Mbappé (2e). En tribune, les pétards et fumigènes sont nombreux côté parisien. La rencontre peine à démarrer et les défenses sont en place, avec plusieurs interventions devant les attaquants (6e). Le PSG loupe toute une énorme occasion quand Neymar renverse pour Alves dans la surface qui élimine et centre en retrait. Mbappé est tout seul mais il tire largement au-dessus (8e) ! Le jeune attaquant se rattrape immédiatement : long ballon de Thiago Silva vers l’avant dans le dos de la défense pour Mbappé. Il s’échappe et crucifie tranquillement DIallo du gauche (0-1, 9e).

Paris n’a pas fait de pitié et a le match à sa main. Neymar accélère donc et sollicite un double une-deux avec Mbappé mais le Français ne le comprend pas (12e). Le 2-0 passe même tout près sur un ballon perdu au milieu et bien exploité par Lo Celso qui s’avance avant de frapper. Diallo réussit une superbe parade pour dévier du bout des doigts en corner (15e). Le PSG double finalement la mise sur une action superbe : Di Maria déborde et centre pour Rabiot qui remet à Verratti. L’Italien décale Neymar qui fusille Diallo de près (0-2, 17e). Rennes est bien sonné mais tente de réagir et un centre est repoussé au premier poteau par Thiago Silva, attentif (21e).

C’est pourtant le 3-0 qui passe tout proche sur un centre de Di Maria dévié involontairement par Neymar sur la barre transversale (22e). C’est finalement l’action suivante qui est la bonne : Neymar récupère et décale Berchiche côté gauche. Le latéral s’avance et envoie un centre parfait au second poteau pour Di Maria qui conclut de près (0-3, 23e). Dans la foulée, le PSG s’offre un contre exceptionnel et Neymar s’amuse avec le dernier défenseur avant de frapper mais Diallo réussit un miracle (26e).

Rennes se fait littéralement piétiner et Mbappé pense marquer le 4e après une frappe de Di Maria mal repoussée mais il est signalé hors-jeu à juste titre (27e). Le PSG continue sa démonstration et Mbappé s’insère dans la surface balle au pied. Il frappe en force en angle fermé mais Diallo repousse alors du pied (30e). Sur un nouveau contre parisien joué à 1000 à l’heure, Neymar défie Diallo mais le gardien sauve encore son équipe alors que Di Maria était tout seul à côté (33e). Le même Diallo est encore impeccable sur un coup-franc de Neymar qu’il avait lui même provoqué aux 20m (36e). A la 42e, Rennes réussit sa première séquence de passes et obtient un corner mais le contre parisien est tout bonnement fabuleux : Neymar s’arrache côté gauche, trouve Di Maria dans la surface qui donne à Mbappé. Le Français remet à Neymar qui marque de près (0-4, 43e).

Paris a littéralement découpé le Stade Rennais et s’apprête à partir dans un contre énorme mais l’arbitre a pitié et siffle la mi-temps, déclenchant la colère des Parisiens. A la pause, Paris mène donc 4-0 face à une équipe rennais dépassée par un PSG de gala. A la pause, Lamouchi tente de réagir et remplace Léa-Siliki par Maouassa (46e). La première occasion est pour le PSG mais Neymar est un peu gourmand dans la surface et sa frappe malvenue est contrée (47e). Rennes répond par sa première frappe cadrée du match mais Trapp repousse la tentative trop sur lui (49e). La 2e mi-temps est plus équilibrée mais Paris gère tranquillement les affaires courantes face à un adversaire très limité (55e).

La première occasion rennais arrive enfin : Bourigeaud déborde côté gauche et envoie un bon centre au premier poteau pour Mubele qui coupe bien mais n’attrape pas le cadre (57e). Le PSG répond par une belle ouverture de Verratti vers Mbappé mais l’attaquant français est signalé hors-jeu, visiblement à tort (59e). Rennes va aussi mieux et Maouassa tente sa chance de loin, Trapp capte tranquillement (60e). A l’heure de jeu, Emery fait déjà tourner avec les sorties de Verratti et Rabiot pour Draxler et Motta. L’Allemand est immédiatement dans le bain puisque Mbappé le trouve dans la surface d’une divine talonnade mais il ne parvient pas à frapper réellement (62e). Maoussa déborde ensuite côté droit et, après avoir éliminé Berchiche, il frappe fort en angle fermé mais Trapp repousse (65e). Sur le corner qui suit, Motta se loupe et fait main alors que le ballon navigue dans la surface (66e). Bourigeaud s’élance et trompe Trapp d’une frappe puissante (1-4, 66e).

Motta, à peine entré et malheureux sur cette action, va même immédiatement ressortir en raison d’un souci à la cheville gauche. C’est Nkunku qui le remplace (68e) alors que Neymar s’essaye sur coup-franc. C’est bien enroulé et le poteau repousse (69e). Le PSG est désormais bien moins fringuant et Paris concède un corner quand Thiago Silva dévie une frappe après une relance ratée du PSG (71e). Histoire de rappeler qui est le patron, Paris en remet une : Lo Celso décale Mbappé côté droit qui centre pour Di Maria aux 20m. Il contrôle bien et envoie une frappe enroulée au ras du poteau (0-1, 74e). Dans la foulée, c’est Paris qui marque encore : Neymar accélère et sert Di Maria côté droit qui, face au but, décale Mbappé qui marque de près (1-6, 75e).

Neymar s’amuse encore avec le milieu du Stade Rennais et perce plein axe mais il est ensuite fauché juste devant la surface. Il tente sa chance sur le coup-franc mais cela lèche la lucarne seulement (79e). Côté Paris, on joue encore sérieusement et Mbappé accélère encore balle au pied avant de tenter sa chance depuis les 25m, sans se montrer dangereux (86e). Paris s’amuse de plus en plus et Nkunku tente même sa chance, loin du cadre. La dernière occasion est finalement bien pour Rennes mais la frappe des locaux passe au-dessus des buts sur un bon centre depuis la gauche. Paris s’impose finalement 6-1 en Bretagne en ayant livré une prestation de très grande qualité, particulièrement avant la pause, atteinte sur le score de 4-0. Paris s’est régalé, tout simplement.

Réactions :

Unai Emery:

Un PSG strastrophérique en première période :
«Le plus important pour nous était notre performance, avec l’exigence de maintenir un niveau de jeu et une maîtrise dans le match, mais en sachant quoi faire à chaque instant pour chercher à marquer des buts tout en ne concédant pas beaucoup d’occasions à l’adversaire. Nous avions parlé en championnat puis là du fait que c’était une bonne équipe et qu’ils font de bonnes performances. C’était difficile et je crois que nous sommes bien entrés dans le match, en ayant conscience que nous ne devions pas concéder d’options. Et, avec cette mentalité, quand nous maintenons notre niveau de jeu individuel et collectif, c’est vrai que c’est difficile. C’était difficile pour le Stade Rennais car l’équipe a montré sa qualité et sa capacité. Avec le collectif, nous avons maintenu un bon niveau. L’important dans cette performance, c’est nous et nous n’avons rien concédé à l’adversaire.»

Rennes, fébrile en défense centrale ?
Le premier but est pointé du doigt par Eurosport, la charnière étant prise à défaut de façon grotesque.

«Non, nos joueurs travaillent sur leurs qualités pour ouvrir des espaces dans leur défense. Il y a aussi la qualité de la passe de Thiago Silva et l’appel en profondeur de Kylian Mbappé qui est très bon. Après, il a la tranquilité pour laisser le ballon arriver et bien frapper. C’est aussi lié à la capacité des joueurs»

Le milieu à trois tournant du PSG :
«Les trois milieux sont tous dans l’animation du milieu. Les trois peuvent changer de poste entre sentinelle, 8 et 10. Ils en ont la capacité individuelle, la technique et la capacité à combiner avec les autres. Giovani donne des lignes de passe à tout moment, Marco a la possibilité de garder le ballon et de continuer les lignes de passes avec les autres, c’est pour moi important d’être avec ces joueurs. J’apprends beaucoup d’eux et ils donnent beaucoup de choses positives à l’équipe comme ils l’ont démontré aujourd’hui.»

Le retard tardif de vacances :
«Le plus important, c’est que l’équipe soit très professionnelle et très responsable. Pendant les vacances, on avait parlé de faire un travail individuel de tous les joueurs pour être au top dès la reprise des entraînements et bien préparer le match d’aujourd’hui. Je crois que les joueurs ont suivi leur programme. Avec cette responsabilité, on parlait aussi de maintenir le niveau et le rythme que nous avions avant les vacances. Je crois qu’aujourd’hui le groupe a démontré que nous sommes très impliqués, très motivés sur tous les matches.»

Thiago Silva :

Un PSG très sérieux ce dimanche :
«C’est ce que le coach avait demandé aujourd’hui. On sait tous qu’après 10 jours sans match, c’est difficile de maintenir 90 minutes avec beaucoup d’intensité. Aujourd’hui, tous les joueurs ont fait le maximum pour ce résultat, avec beaucoup de respect pour cette équipe-là car je crois que c’est une bonne équipe. Mais on a vraiment très bien joué, comme lors du match de championnat, et je dois féliciter tout le monde.»

2018 bien lancé côté Paris :
«C’est ce qu’il faut faire : continuer à travailler ensemble. On a six mois très importants pour nous et pour le club, on sait la responsabilité qu’on a.»

Kylian Mbappé :

Le match :
«On rentre à Paris satisfait et on va bien récupérer pour préparer le match de mercredi vu qu’il est tout aussi important comme c’est un match de coupes. Le besoin de vite tuer le match ? Oui, bien sûr. Le coach l’avait dit. On était venus en L1 il y a peu, on avait vite mené 2-0 mais ils avaient marqué le 2-1 et on avait dû réaccélérer derrière. Il nous avait dit de tuer le match dès qu’on pouvait. Même 4 ou 5, on voulait mettre le paquet et c’est respecter l’adversaire que de mettre plein de buts. C’est ce qu’on voulait faire aujourd’hui.»

La ligne offensive qui s’est régalée collectivement :
«Bien sûr. On a un groupe qui vit bien, on s’apprécie donc c’est plus facile de faire les efforts et donc de passer le ballon à un partenaire quand vous l’appréciez.»

Six mois très importants pour le PSG :
«Quand vous êtes des compétiteurs, vous voulez tout gagner. Mais les six mois qui arrivent sont bien plus importants que les six premiers. Mais dans les 6 premiers, on a su faire le job en étant premiers partout et en se qualifiant partout. Maintenant, on va dire que c’est là qu’on rentre dans le vrai et tout va compter à partir de maintenant. Il y a les coupes à élimination directe, que ce soit en Europe ou au niveau national, le championnat où il faudra essayer de pouvoir le remporter le plus rapidement possible pour essayer de pouvoir se concentrer uniquement sur les coupes. Toutes les compétitions sont importantes.»

La Coupe du Monde :
«On en parle un peu (entre nous) mais c’est loin.»

Son compteur de buts personnel
«Combien de buts marqués ? 14. 20% des buts du PSG ? Ça va, c’est bien mais il faut continuer maintenant. On peut toujours faire mieux. Sans les penalties ? Oui mais je pense que chacun doit rester à sa place. Aujourd’hui, je ne suis pas le tireur désigné. Peut-être que je le serai un jour mais ce n’est pas pour l’instant.»

Des stars au service du collectif :
«Le coach l’a dit : plus on fait les efforts rapidement, plus on pourra récupérer le ballon et moins on fournira d’efforts. On l’a bien imprimé. On sait qu’en faisant un pressing haut, on oblige l’adversaire à relancer. Des équipes y arrivent, d’autres moins, ce qui fait qu’on peut récupérer le ballon, perdre moins d’énergie à défendre et plus à attaquer.»

Ses buts :
«Thiago Silva met une superbe passe, c’est là qu’on voit la classe des joueurs. Je venais de rater une occasion juste avant, je devais me rattraper et je pense que je l’ai bien mise quand même. Le raté ? C’est psychologique, je la voyais déjà dedans, je pensais déjà à ce que j’allais faire après (rires). Cela arrive. (Il est relancé sur son contrôle sur le 1-0). Cela fusait et j’aurais pris un risque inutile en la contrôlant. Donc en une touche du pied gauche. Le 2e but ? C’est cadeau, il me l’offre, c’est lui (Di Maria) qui fait tout le travail. C’est bien.»

La bonne tenue générale des remplaçants :
«Ce n’est pas qu’ils jouent moins, c’est que ceux qui jouent moins sont des grands joueurs. Angel Di Maria, c’est un grand joueur. Peut-être qu’il joue un peu moins cette année, même s’il joue quand même, mais il reste un grand joueur. Il montre à chaque fois qu’il joue que c’est un grand. Il est là, pas seulement sur le côté. Dès qu’il rentre (dans l’axe), c’est pour tuer. Aujourd’hui, il a démontré toute la classe qu’il a démontrée durant toute sa carrière.»

Son énorme efficacité face à Rennes (6 buts et 4 passes décisives en 4 matches):
«On s’aime bien (rires). C’est bien, beau terrain, beau stade, beau public, il ne faisait pas trop froid, il y avait tout pour jouer. C’était bien.»


Le stade :

Le Roazhon Park


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Fan du club depuis toujours, présent au Parc et en déplacement de 1988 à 2010. PSG ´till I die!

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