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Rennes – PSG 2-3, 29/07/74, match amical 74-75

Samedi 27.07.1974, match amical de pré-saison à Callac, au complexe sportif :
STADE RENNAIS F.C. – PARIS ST-GERMAIN F.C.  2:3 (0:3)
– affluence inconnue. Buts : Jean Deloffre, 25′, François M’Pelé, 29′, Louis Floch, 40′ ; Dell’hoste, 65′, Pokou, 74′. Arbitre inconnu.
L’équipe du PSG : Ilja Pantelić (Jacques Planchard, 46′) – Louis Cardiet (Pascal Zbinden, 46′), Jacques Novi (Christian Quéré, 46′), Éric Renaut (Gérard Cenzato, 46′), Denis Bauda (Dominique Lokoli, 46′) – Jacky Laposte (Bernard Dumot, 46′), Jean Deloffre (Robin Leclerc, 46′), Jean-Pierre Dogliani (Albert Poli, 46′) – Louis Floch (Michel Marella, 46′), François M’Pelé (Christian André, 46′), Mustapha Dahleb (Othniel Dossevi, 46′). Entraîneurs : Just Fontaine et Robert Vicot.
L’équipe de Rennes : D. Bernard – Cosnard, Rizzo, Kerbiriou, Périault – Guermeur (Berlin 85′), Philippe, Keruzoré (Rabier 46′) – A. Bernard, Pokou, Dell’hoste. Entraîneur : Cédolin.

Merci à quiconque connaissant l’affluence ou l’arbitre de nous le signaler en commentaire…


Maillot utilisé :

Maillot uniformément blanc sans publicité ni logo de fabricant


Photos du match :

Dahleb, M’Pelé, Deloffre, Floch, Laposte, Cardiet, Novi, Bauda, Renaut, Pantelic et Dogliani avant le coup d’envoi (archives de Louis Floch via Rouge Mémoire)


Compte-rendu (presse locale) :

De bons Parisiens à Callac mals de très faibles Rennais défaits 2-3

La technique, il n’y a que cela de vrai en football. on s’en est encore rendu compte hier après-midi à Callac au cours de la confrontation qui a opposé le Stade Rennais au Paris-St-Germain. Et si les Bretons sont parvenus à ne s’incliner que par 3 buts à 2, il faut bien dire qu’ils furent aidés par les Parisiens eux-mêmes qui bouleversèrent totalement leur formation après le repos puisque les onze hommes présentés étalent totalement différents des premiers.

Il est vrai que l’équipe de la première mi-temps n’avait plus rien à démontrer face à des Rennais maladroits et mal inspirés : à trois reprises déjà, Bernard avait du ramasser la balle au fond de ses filets. Encore faut-il préciser que Bauda avait le premier donné l’alerte en tirant sur le poteau gauche de la cage du gardien breton dès la vingtième minute. Il s’agissait en fait du signal offensif des parisiens puisque, de l’aile droite, Flooh subtilisa le ballon à Périault et changea totalement le jeu en direction de Dahleb sur l’aile gauche. Un centre de ce dernier et Deloffre ouvrit la marque (25′).

On ne manquera pas de souligner que M. Pelé, pour l’obtention du second, quatre minutes plus tard, bénéficia d’une chance incroyable puisqu’il marqua dans un angle impossible alors qu’il se trouvait tout à fait sur la droite des buts de Bernard. Il n’empêche que les Bretons étaient toujours aussi empruntés et que le score passait ainsi de 2 à 0.

Cet avantage, répétons-le, était mérité. Sur le terrain exigu de Callac, la meilleure technique parisienne prévalait. Les Rennais bien souvent, couraient dans le vide. Toutes leurs déviations étaient vouées à l’échec et leurs passes, trop aléatoires, ne trouvaient jamais de destinataire.

Dans ces conditions, il ne fut donc pas surprenant de voir les Parisiens, une nouvelle fois, profiter de leur grande maîtrise collective et poignarder les Rennais, grâce à Floch qui bénéficia d’une remise de Renaut monté en attaque après un trop faible renvoi de la défense bretonne (40′).

On pouvait donc s’attendre à une violente réaction des stadistes après le repos. Si l’on en juge d’après le score, il se passa quelque chose puisque les Bretons ramenèrent l’écart à 3 à 2. Mais, là encore, il convient de signaler un fait important : il ne restait plus un seul joueur de la formation qui avait manoeuvré les élèves de Cédolin avant le repos. Ce n’était purement et simplement que l’équipe de troisième division du club parisien, renforcée par Poli. Une formation dans laquelle on remarqua plus particulièrement le jeune arrière gauche Lokoli, appelé vraisemblablement à une grande carrière dans le monde du football.

Et ce ne sont pas les deux buts réussis par les Rennais (Dell’Oste sur coup-franc tiré par Guermeur à la 65′ et Pokou après une montée de Kerbiriou et un centre de Alain Bernard à la 74′) qui nous feront changer d’avis. Ne serait-ce que parce que Dell’Oste était hors-jeu et que, auparavant, les Rennais n’avaient dû qu’à Bernard de ne pas encaisser un quatrième but sur pénalty, le gardien breton stoppant le tir de Leclerc pour une faute sur Dossevi.

Il s’agirait donc d’une défaite très inquiétante si nous ne retenions que cette rencontre. Mais ii convient toujours de se méfier des matches amicaux d’avant saison. Si les onze Parisiens de la première mi-temps dominèrent les Rennais, c’est parce qu’ils furent techniquement supérieurs, c’est certain, mais aussi parce qu’ils savaient qu’ils ne joueraient que la première partie de la rencontre. Cela compte également. Mais, évidemment, cela n’explique pas tout.

Et puis, quand on arrive à un tel degré dans la médiocrité, on se réjouit toujours en pensant que c’est quand même trop mauvais pour être vrai.

Aux Rennais de nous démontrer vendredi contre Metz que cette assertion est vérifiable.


Le stade :

Vue aérienne du complexe sportif de Callac

Vue aérienne du complexe sportif de Callac


 

Loic

Loic

Fan du club depuis toujours, présent au Parc et en déplacement de 1988 à 2010. PSG ´till I die!

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