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Saint-Etienne – PSG 1-1, 12/09/75, Division 1 75-76

Vendredi 12.09.1975, Championnat de France, Division 1, 6e journée (6e place) à Saint-Étienne, au Stade Geoffroy-Guichard :
A.S. SAINT-ÉTIENNE – PARIS ST-GERMAIN F.C.  1:1 (0:0)
– 16 898 spectateurs. Buts : Piazza, 70′, François M’Pelé, 87′.
L’Équipe du PSG : Ilja Pantelić – Dominique Lokoli, Jacques Novi, Humberto Coelho, Denis Bauda – Dominique Berthaud, Francis Piasecki, Jean-Pierre Dogliani – Jean-Pierre Tokoto, François M’Pelé, Mustapha Dahleb. Entraîneur : Just Fontaine.


Maillot utilisé (à manches courtes, fabriqué par Kopa) :

Réédition du maillot domicile alternatif 1974-76 (collection MaillotsPSG)

Réédition du maillot domicile alternatif 1975-76 (collection MaillotsPSG)


Photos du match :

L’entrée des acteurs (Presse Sports)

Ilja Pantelic face à Piazza…

Jacques Novi devance ce même Piazza, sous les yeux de jean-Pierre Dogliani


Compte-rendu (Jean-Philippe Rethacker, L’Equipe) :

M’Pelé brouille les cartes…

Ni la pluie, ni la mésaventure marseillaise, n’avaient freiné la venue du public stéphanois que la réputation offensive du Paris-S.-G. et la proximité de la Coupe d’Europe (donnant à ce match des allures de test), avaient excité.

L’équipe stéphanoise avait, bien sûr, beaucoup à se faire pardonner, après sa défaite devant l’O.M. Elle devait surtout, tout en redressant la situation en Championnat, apporter la preuve que sa forme était rassurante à cinq jours de la Coupe d’Europe et de son voyage à Copenhague.

Il faut bien avouer que la première mi-temps de ce match en ce qui concerna le comportement des champions de Frane ne fut guère concluante. Certes, il fallait tenir compte d’une équipe parisienne digne des meilleures formations françaises et qui démontra tout à la fois, sa solidité, sa cohésion, sa forme offensive et son brio à la fois individuel et collectif, pendant toute cette première période.

Le P.-S.G. avait pris des dispositions tactiques bien précises pour tenir en respect son rival. Ainsi, vit-on, Bauda prévu au départ comme arrière latéral, prendre en charge Largué alors que Lokoli passait à gauche, pour surveiller Patrick Revelli ; que Novi se chargeait d’Hervé Revelli, faux ailier gauche et, en réalité second avant centre, tandis que le jeune Berthaud s’occupait de Triantafilos.

Derrière, et au milieu de cette défense, veillait le Portugais Humberto qui s’ingénia souvent couvrir ses partenaires et à jaillir opportunément pour barrer la route du but aux attaquants stéphanois.

Ainsi, la défense parisienne renonçait-elle à utiliser le hors-jeu, sur le terrain de l’adversaire, sans doute pour éviter quelques déconvenues d’ordre arbitral. Pourtant, ce dispositif défensif très rigoureux n’empêcha. jamais l’équipe de Just Fontaine de reprendre rapidement et résolument un aspect offensif, à la fois par la participation de ses défenseurs et de ses demis, aux attaques, mais aussi par le brio constructif démontré par Tokoto qui menait en compagnie de Piasecki, la plupart des actions vers le but de Curkovic.

Dahleb menaçant

Ainsi, pendant les vingt premières minutes surtout, les Stéphanois eurent-ils à trembler quelque peu par exemple, lorsqu’une belle action amorcée par Toko se termina par un centre de M’Pelé et un tir de Dahleb que Curkovic arrêta d’extrême justesse (14′). Ainsi, encore, à la 22′ minute Dahleb déclenchait-il un nouveau tir qui passa de peu, à côté.

Les Stéphanois avaient du mal à coordonner leur jeu et surtout à trouver une ouverture dans la défense adverse sans doute parce que leurs attaquants de pointe étaient serrés de près mais aussi parce que les champions de France semblaient un peu limités dans leur démarquage, dans leur jeu sans ballon et dans les possibilités qui s’offraient au porteur du ballon de trouver un partenaire en position démarquée.

Excellent Pantelic

Malgré les montées fréquentes de Lopez et même Piazza qui alluma à la 15′ minute un premier feu dans la défense parisienne, Saint-Etienne ne parvenait pas à trouver la faille. Pourtant, le troisième quart d’heure allait tout de même permettre de déclencher plusieurs tirs par l’intermédiaire de Santini (32′ et 36′) — et surtout de Triantafilos — un coup de canon extraordinaire (43′). Malheureusement pour les Stéphanois, ils échouèrent sur un Pantelic qui excelle toujours a s’avancer pour fermer les angles de tir à l’adversaire et qui possède des réflexes et une sûreté de main remarquable.

Peu avant la mi-temps, les Parisiens qui cherchaient déjà à gagner un peu de temps, eurent maille à partir avec l’arbitre Kitabdjian (par ailleurs excellent dans ses décisions), ce qui ne manqua pas de rappeler à Fontaine les incidents qui, l’année dernière sur ce même terrain, avaient valu au Paris-S.-G. de perdre un match presque à sa portée. Pour se résumer, il faut bien reconnaître donc que les Stéphanois s’étaient montrés très inquiétants tout autant par leur manque d’efficacité terminale que par les nombreuses erreurs techniques dans les passes et la préparation du jeu qu’ils avaient commises.

Réaction stéphanoise

Les Stéphanois allaient pourtant réagir quelque peu après le repos en s’offrant enfin des occasions de tir et de but un peu plus net qu’en première mi-temps. Ainsi à la 52′ minute, une magnifique montée de leur arrière gauche Farison terminée par un dribble et un centre à ras de terre avait-elle décalé et démarqué complètement Larqué sur le côté droit. Malheureusement, le capitaine des « Verts » en marquant un temps d’hésitation devait gâcher cette occasion d’ouvrir la marque et de donner l’avantage à son équipe.

De même à la 59′ minute, vit-on Patrick Revelli mettre un terme à une action collective de toute l’attaque par un tir que Pantelle repoussa en catastrophe mais efficacement. Le P.-S.-G. se battait alors avec une grande vaillance ne pouvant plus mener que quelques contre-attaques dont une d’ailleurs faillit aboutir à la 57e minute, Dogliani ne parvenant pas à ajuster son tir croisé.

Sous les encouragements de son public, l’équipe championne multipliait les efforts et les manoeuvres mais elle continuait à rester sans « voix » et à faire preuve d’inefficacité.

Un exploit de Piazza

Mais pourtant, sous l’impulsion d’un Piazza irrésistible et de plus en plus déchainé qui venait sans arrêt se mêler à ses attaquants, Saint-Etienne allait parvenir, enfin, à ses fins. C’est à la 70, minute, en effet, que le stoppeur argentin s’infiltra clans la défense parisienne, chercha et trouva le une-deux avec Santini et s’avançant vers Pantelic, trompa le Yougoslave du P.-S.-G. d’un tir très puissant, ajusté au premier poteau.

Non content d’avoir réalisé cet exploit offensif, Piazza allait une minute plus tard, et alors que les Parisiens réagissaient vigoureusement, sauver sur sa ligue de but, un essai de Dahleb qui avait profité de plusieurs erreurs défensives adverses pour tenter sa chance de tout près.

Le P.-S.-G. se lançant dans la bagarre échoua d’un rien, une fois encore, à la soixante-douzième minute, Piasecki seul devant le but, ne parvenant pas à conclure.

La fin de match des champions allait être pénible, à la fois parce que leur adversaire leur menait la vie très dure, et aussi parce que les ennuis s’abattaient sur eux sous forme de blessures de Patrick Revelli et surtout de Janvion qui, touché à la cuisse, dut quitter le terrain (81′) et céder sa place à Synaeghel.

On pensait cependant que Saint-Etienne parviendrait à conserver sa victoire jusqu’au bout, lorsqu’une nouvelle montée rageuse de Piazza qui semblait bien parti pour renouveler son exploit de la 70′ minute, se termina sur un échec et même eut une conséquence plus grave encore puisqu’elle permit, sur la contre-attaque qui s’ensuivit, à M’Pelé, l’homme dont Piazza avait la charge, pendant tout le match, d’obtenir trois minutes avant la fin, le but
d’égalisation et un match nul que les Parisiens dans l’ensemble avaient fort bien mérité, mais qui ne laissait pas d’inquiéter à cinq jours de Copenhague.

Dans l’équipe stéphanoise on apprécia, surtout hier soir, outre Piazza, remarquable, Janvion, Santini et Farison, ainsi que Larqué pendant une heure.

Au P.-S.-G. Pantellic, Humberto et Tokoto furent les éléments les plus en vue.

Réactions :

Jean-Pierre Dogliani : « Le résultat est équitable. Nous avons été récompensés de nos efforts, c’est logique. »

Jean-Pierre Tokoto : « Avec un brin de chance, nous aurions pu faire basculer le match en notre faveur. »


Le stade :

Le stade Geoffroy-Guichard

Le stade Geoffroy-Guichard


 

Loic

Loic

Fan du club depuis toujours, présent au Parc et en déplacement de 1988 à 2010. PSG ´till I die!

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