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Valenciennes – PSG 2-1, 31/05/74, Division 2 73-74

Vendredi 31.05.1974, Championnat de France, Division 2, barrages, match aller, à Valenciennes, au Stade Nungesser :
U.S. VALENCIENNES-ANZIN – PARIS SAINT-GERMAIN F.C.  2:1 (0:1)
– 10 036 spectateurs. Buts : François M’Pelé, 22′ ; Jeskowiak, 61′, Wilczek, 75′ sur penalty. Arbitre : M. Héliès.
L’équipe du PSG : Jacques Planchard – Christian Quéré, Éric Renaut, Jean-Louis Léonetti, Louis Cardiet – Jacky Laposte, Jean Deloffre, Jean-Pierre Dogliani – Michel Marella, François M’Pelé, Mordechaï Spiegler. Entraîneurs : Just Fontaine et Robert Vicot.


Maillot utilisé (à manches longues et col ras du cou) :

Maillot extérieur 1973-74

Maillot extérieur 1973-74


Photos du match :

Michel Marella butte sur le portier valenciennois

Jean-Pierre Dogliani à la lutte avec l’attaquant Bruno Zaremba, grand frère de Pascal, futur Parisien…

Eric Renaut et Christian Quéré, devancés par le même Zaremba

Jacques Planchard capte le tir de Wilzeck


Vidéo (cliquez sur l’image) :


Compte-rendu :

[Voilà, c’est l’heure de vérité : le match aller des barrages entre les seconds de chaque groupe de Division 2 pour savoir qui accompagner le Red Star et Lille en première Division l’an prochain. Et, pour le Paris-SG, c’est un peu la Division 1 ou la faillite, Daniel Hechter ayant au début de saison convenu d’un partenariat unique avec la station de Radio RTL : une subvention d’un million deux-cents mille francs… remboursable en cas de non-accession en Division 1! Alors que les observateurs s’attendait à voir une équipe parisienne plutôt défensive cherchant à conserver ses chances pour le match retour à domicile, ce sont au contraire les Parisiens qui vont prendre le jeu à leur compte et même ouvrir le score par François M’Pelé au bout d’une vingtaine de minutes! Et les occasions vont continuer à se succéder pour les visiteurs, malheureusement sans succès. Le seconde période sera à l’avantage des joueurs valenciennois qui vont égaliser à l’heure de jeu avant de l’emporter sur un penalty pour le moins sévère, transformé par Wilczek. Les parisiens sont donc au pied du mur et devront l’emporter au Parc des Princes pour accéder à la Division 1…]

La Voix du Nord :

Peu inspiré en première mi-temps , Valenciennes se reprend et terrasse Paris St-Germain: 2-1

Oubliées la fanfare, les majorettes, qui plantèrent le décor d’une explication pleine, vrillant les nerfs, suivie par dix mille rente-six spectateurs payants (deux cent quarante-cinq mille quatre cent vingt-six francs de recette)

Au bout de vingt-deux minutes le stade resta pétrifié : Léonetti était monté, avait alerté M’Pele qui, en position d’ailier droit, trompa Escale. Nous étions loin de l’avance espérée pour arriver à Paris avec une certaine décontraction… Cette fois. Paris-Saint-Germain tenait le bon bout.

A vrai dire, on redoutait depuis un moment un tel dénouement car depuis le départ, V.A. filait du mauvais coton. Devant des rivaux supérieurement armés techniquement, jouant juste, les Valenciennois n’avaient pas eu la réplique idoine. Incapables d’enclencher la vitesse supérieure, ils étaient dépassés en dépit de leur bonne volonté.

V.A. valeureux, mais…

Donc, alors qu’on s’attendait à une domination nordiste, ce fut Paris qui se révéla le plus dangereux, et tandis que Coumba avait suppléé Escale, deux corners avaient sauvé celui-ci. V.A. piétinait, n’arrivait pas à franchir la défense adverse et dans ces conditions, la moindre erreur devait coûter cher. M’Pelé saisit l’occasion par les cheveux.

A partir de cette constatation on évoquait avec nostalgie. il faut bien le dire. le V.A. qui avait tant enthousiasmé. L’énergie y était, mais le jus n’y était pas, le liant non plus. Certes. il y eut bien des coups de boutoir qui firent vibrer, tels ces essais de Neubert et de Six à côté, sans oublier ce fauchage de Zaremba dans la surface et qui laissa froid l’arbitre, M. Héliès.

Mais V.A. n’arrivait pas pour autant à trouver ses marques, fouillait comme sur ce centre de Six qui ne trouva personne à la réception. L’énervement, bien sûr, et toujours cette irritante sûreté, cette expérience des Parisiens qui semblaient faire fi de la volonté des Valenciennois.

L’égalisation à Jeskowiak

Avec hargne, V.A. entama la seconde mi-temps. mais la réussite ne vint pas. Ainsi, sur un débordement de Jeskowiak, Zaremba frappa de la tête au-dessus (55e). Dans l’ensemble, toutefois, V.A. ne tranchait pas. Ses attaquants, brouillons, allaient à l’abattoir sur des balles expédiées par un milieu de terrain balbutiant.

Et puis, les défenseurs parisiens n’y allaient pas non plus de main morte. Verstraete., fauche par Laposte, hérita d’un coup franc. Wilczek se précipita, fut balayé à son tour et l’arbitre se contenta d’accorder un coup franc. Tout devenait possible pourtant, la galerie en était persuadée.

Chaque fois que V.A. accélerait, Paris vacillait. Et de fait, le temps pour Escale de sauver devant Marella, échappé, et Zaremba alerta Wilezek qui, secoué, poussa le ballon vers Jeskowiak, lequel ne rata pas l’aubaine (61e). Enfin on retrouvait le vrai V.A.

Porté par une galerie enthousiaste, il attaquait tous azimut, connaissait bien sûr quelques problèmes. comme sur cette action ou Escale dut degager de la tête, mais c’était bien autre chose. Ah ! avec le rythme, que ne peut-on pas?

Force est d’admettre pourtant que, malgré une pression extrêmement vive, les Parisiens ne perdaient pas leur sang-froid, repartaient avec calme, et M’Pelé échoua d’un poil (70e).

Le penalty de Wilczek

V.A. ne renonçait pas, fonçait a l’envi, et Jeskowiak fut stoppe par un hors-jeu qui était pour le moins fantaisiste. D’où des noms d’oiseaux à l’adresse du directeur de jeu qui fournit l’impression de se racheter par un penalty « draconien » : monté, Copin
s’affala et le point de réparation étant désigné. Wilczek convertit. 2-1 ! On n’y croyait plus en dépit de la résurrection valenciennoise.

Alors Paris-St-Germain sortit ses dernières cartouches de sa musette et Escale s’opposa à M’Pelé. Le ballon revint vers Dogliani qui frappa le montant (80e). Ouf ! Maigre le remplacement de Jeskowiak par Garceran, les visiteurs ne relâchèrent pas leur étreinte et Neubert dut seconder Escale après avoir, pour sa part, raté une belle occasion sur une tentative de V.A. de desserrer le corset.

Jusqu’au bout. on vécut dans la hantise d’une égalisation parisienne, mais il n’en fut rien. Il n’empêche que ce petit but d’avance de V.A. n’est pas suffisant pour envisager le match retour avec un optimisme délirant. Les meilleurs à V.A.. qui ne fut lui-même – répétons-le – qu’en seconde mi-temps. furent : Escale, Joly, Coumba et Copin.

Réactions :

Jean-Louis Léonetti : « L’arbitre dirigeait ce soir la vie des deux clubs, il aurait pu être plus serein et ne pas se laisser prendre à pareil enfantillage sur le penalty. Il faut que nous abordions le match au Parc à cent à l’heure. Valenciennes va sans doute se masser en défense pour défendre son but d’avance, c’est alors qu’on devra faire la différence car les nordistes sont plutôt jeunes. Ils finiront par faire une faute de défense. »


Le stade :

Le stade Nungesser

Le stade Nungesser


Loic

Loic

Fan du club depuis toujours, présent au Parc et en déplacement de 1988 à 2010. PSG ´till I die!

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