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Valenciennes – PSG 2-2, 30/04/76, Division 1 75-76

Vendredi 30.04.1976, Championnat de France, Division 1, 32e journée (16e place) à Valenciennes, au Stade Nungesser :
U.S. VALENCIENNES-ANZIN – PARIS ST-GERMAIN F.C.  2:2 (1:1)
– 9 892 spectateurs. Buts : B. Zaremba, 7′, Mustapha Dahleb, 39′ ; Jeskowiak, 65′, Jacky Laposte, 90′.
L’Équipe du PSG : Ilja Pantelić – Dominique Lokoli, Jacques Novi, Humberto Coelho, Jean-Marc Pilorget – Denis Bauda, Francis Piasecki, Jacky Laposte – Louis Floch, François M’Pelé, Mustapha Dahleb. Entraîneur : Just Fontaine.


Maillot sans doute utilisé :

Maillot extérieur 1975-76

Maillot extérieur 1975-76


Photos du match :

65ème minute : Jeskowiak trompe Ilja Pantelic et Valenciennes reprend les devants au tableau d’affichage


Compte-rendu :

France Football :

Les quatre buts de Valenciennes – Paris S.-G. furent d’origine parisienne, mais deux d’entre eux furent des cadeaux monumentaux à l’adresse des Valenciennois, Lokoli sur le premier faisant une passe remarquable… à Zaremba ; Humberto sur le second ratant superbement son amorti et offrant du même coup la possibilité de marquer à Jeskowiak. Heureusement que Dahleb, excellent et, à la dernière seconde, concrétisa les possibilités incontestables d’une équipe toujours à la recherche de son équilibre, qui côtoie dans le même match les cimes et les précipices.

La Voix du Nord :

Paris S.-G. rejoint VA sur le fil : 2-2

Une poignée de secondes. Une vingtaine tout au plus. V.A. va l’emporter par 2-1 sur Paris-Saint-Germain quand M’Pelé (finalement partant après uni commutation de sa suspension en sursis, tandis que Tokoto s’abstint sur blessure) déborde, renverse sur Floch qui place Laposte sur orbite. Tir à bout portant, égalisation suivie d’une remise en jeu pour la forme. Rageant. n’est-ce pas ? Oui, bien sûr si l’on voit uniquement le résultat, mais force est de reconnaître que ce score de parité est plus moral. Nous irons même plus loin en estimant que cette fois, les Parisiens n’auraient pas volé leur succès tant ils dominèrent pendant une heure des rivaux frôlant la déroute.

Jamais cette saison, en effet, nous n’avions vu un V.A. aussi ballotté chez lui et, par voie de conséquence, un visiteur tellement maître de son sujet. A se demander pourquoi Paris-Saint-Germain ne joue pas le titre, s’il n’y avait une explication les grossières bévues de sa défense dont deux furent exploitées d’une manière similaire, entretenant ainsi l’illusion sur les possibilités valenciennoises.

La première se situa a la dixième minute, fut l’œuvre de l’arrière Lokoli qui alerta le couvreur Humberto dans le dos de celui-ci. Za-remba jaillit, fut plus prompt et battit Pantelic. Apparemment, c’était bien parti. Il fallut déchanter. L’organisation des Parisiens creva l’écran. Faisant admirer leur remarquable circulation de balle, ils occupèrent admirablement le terrain, imposant leur train et jonglant avec un adversaire dépassé, figé, incapable de rivaliser dans le domaine technique. Hausser le rythme aurait rétabli l’équilibre. Encore convenait-il d’avoir le ballon. Or, le milieu nordiste était surclassé, « mangé », en dépit de l’activité de Metsu. Neubert ne parvenait pas à s’accrocher a la rambarde et Verstraete décevait totalement dans son rôle de meneur de jeu imparti en l’absence d’Osim. A nouveau fut mesuré le vide créé par le forfait du Yougoslave. Résultat de cette faillite : les ailiers étaient obligés de revenir sans cesse, s’usant le plus souvent dans un travail défensit car derrière, les choses n’étaient guère brillantes, Wrazy ne se trou-tant pas visiblement dans son assiette.

Le second cadeau parisien

Aussi fut-ce miracle si, submergeant (oh! cet échec de Piasecki, bien placé, cet essai de Dahleb passant à deux centimètres du montant) un VA inspirant la pitié. Paris SG n’égalisa qu’à l’approche de la pause : un slalom de Dahleb et un tir croisé dans un angle fermé.

Plus pénible encore fut le premier quart d’heure de la seconde mi-temps, sauvetage de Fugaldi sur la ligne, arrêts spectaculaires de Delachet. Contre le cours du jeu fut a nouveau signé le deuxième but de V.A. : une balle perdue par Humberto et Jeskowiak s’envola. Incroyable cette chance octroyée a des Valenciennois qui entreprirent d’en profiter en y mettant enfin du leur. Les Parisiens accusant le coup devant tant d’infortune, les équipiers de Fulgadi réagirent, saisirent enfin leurs hôtes à la gorge, appuyèrent sur l’accélérateur, reçurent davantage de munitions, d’autant que la défense se stabilisait avec un Wrazy enfin retrouvé. Le décor bascula, Paris S.G. s’était éteint, V.A. redevenait… V.A. et à deux reprises, Zaremba eut la latitude de corser la note. Le gain était néanmoins acquis et, en s’épongeant le front, chaque supporter riait déjà de ses affres passées lorsque Laposte…

Ne nous plaignons pas. Le dénouement aurait pu être pire pour un fantôme de V.A. qui, présentant le même visage à Nancy, serait balayé. Le courage qui habita Fugaldi, Coumba, Metsu et Zaremba ne suffit pas. On comprend fort bien dans ces conditions l’amertume (contrastant avec la satisfaction toute relative naturellement de Destrumelle) de Just Fontaine : « Nous menons le bal et offrons deux cadeaux qui nous privent d’un point supplémentaire ».

Réactions :

Daniel Hechter : « Et dire que pour une fois, on ne peut même pas se plaindre de l’arbitrage qui a été bon… »

Just Fontaine : « Cette inefficacité depuis le début de la saison est inexplicable »


Le stade :

Le stade Nungesser

Le stade Nungesser


 

Loic

Loic

Fan du club depuis toujours, présent au Parc et en déplacement de 1988 à 2010. PSG ´till I die!

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