PSG – Sochaux 3-1, 08/10/83, Division 1 83-84

PSG – Sochaux 3-1, 08/10/83, Division 1 83-84

Dominique Rocheteau

Samedi 08.10.1983, Championnat de France, Division 1, 13e journée (4e place) à Paris, au Parc des Princes :
PARIS ST-GERMAIN F.C. – F.C. SOCHAUX-MONTBÉLIARD  3:1 (1:0)
– 17 000 spectateurs environ. Buts : Pascal Zaremba, 32′ ; Jean-Marc Pilorget, 47′, Dominique Rocheteau, 49′ sur penalty, Fernier, 80′. Arbitre : M. Swirog.
L’équipe du PSG : Dominique BaratelliYannick Guillochon, Jean-Marc Pilorget, Pascal Zaremba, Franck TanasiJean-Claude Lemoult, Manuel Abreu, Luis Fernandez (Michel N’Gom, 75′) – Alain Couriol, Dominique Rocheteau, Safet Susic. Entraîneur : Lucien Leduc.
L’équipe de Sochaux : Rust – Dréossi, Ruty, Bonnevay (Croci, 51’), Posca – Lucas, Colin, Fernier, Agerbeck – Paille (Lubin, 64’), Santos. Entraîneur : Mosca.


Maillot utilisé :

domicile été 1983 1984
Maillot domicile 1983-84

Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Dominique Rocheteau (A. Denis)
Jean-Marc Pilorget (R. Legros)
Safet Susic devance le Sochalien Lucas
Safet Susic devance le Sochalien Lucas
Dominique Rocheteau
Dominique Rocheteau, qui, au cours de ce match, inscrira le 1000ème but du Paris Saint-Germain
Safet Susic face à Ruty (R. Legros)
Dominique Rocheteau fauché par le même Ruty : penalty ! L’ex-ange vert se fera justice lui-même (R. Legros)

Vidéo :

 


Compte-rendu :

France Football :

Le Paris-SG a dû attendre pratiquement toute la première période avant de prendre réellement la mesure d’une équipe sochalienne très tendre qui ne put que serrer les rangs un certain temps avant de craquer après la mi-temps. Les Parisiens appuyèrent alors sur l’accélérateur et firent la différence en deux minutes. Le reste ne fut qu’une formalité, le P-SG gardant tranquillement la mainmise sur le match et Sochaux réduisant tout juste l’écart sur un superbe but de Fernier de trente mètres.

L’Equipe :

Réglé en deux minutes

Et de sept pour les Parisiens ! Septième victoire de suite, en effet, pour les protégés de Lucien Leduc si l’on tient compte des deux succès acquis en Coupe dos Coupes. Le dernier succès contre le F.C. Sochaux a été le plus facile. La preuve quo le P.-S.-G. est actuellement en jambes et ne manque pas de réserves et de… réservistes. Giovanni Trappatoni, l’aimable entraîneur de la Juventus, a pu s’en apercevoir, samedi soir au Parc dos Princes.
Il reste qu’il est toujours difficile d’affirmer que le P.-S.-G. fut irrésistible dans la mesure ou les lionceaux sochallens n’affirmèrent pas une personnalité bien marquée et qu’ils manquèrent singulièrement de crocs. Toutefois, on aura remarqué la solidarité, les accélérations subites, une circulation du ballon précise, les éclairs de génie de Susic qui laissent donc à penser que les Parisiens sont, décidément, sur la bonne voie. Malgré quelques difficultés en première mi-temps à élever les débats et le rythme du jeu.
La première période avait été, en effet, “tristounette”, comme le temps et le froid qui se sont subitement abattus sur la capitale. Sochaux ayant disposé un réseau défensif renforcé et pratiquant un strict marquage individuel, rares furent les moments enthousiasmants, si on excepte une jolie percée de Susic, un très bon tir de Zaremba et un dégagement en catastrophe de Rust dans les pieds de Rocheteau. Et si le P.-S.-G. avait creusé un premier écart logique, il faut convenir que les circonstances avaient été favorables dans la mesure ou le jeu de… billard fut plus prépondérant que le football précis. Au départ puis à l’arrivée de l’action confuse : Bruno Zaremba, auteur d’un maitre tir qui alla se ficher en pleine lucarne.
Trappatoni n’avait pas le temps de répondre aux questions des journalistes, dans la tribune de presse, que le P.-S.-G. allait s’empresser de faire le trou, en deux minutes. D’abord à la suite d’un remarquable une-deux entre Pilorget et Rocheteau qui vit le premier nommé fusiller Rust en position… d’avant-centre, ensuite, deux minutes plus tard, grâce à un penalty consécutif à une faute de Ruty sur Rocheteau placé merveilleusement sur orbite par Fernandez. Rocheteau se faisait justice lui-même.
En cinquante minutes, les carottes étalent cuites et les partenaires de Susic s’amusèrent comme des petits fous et affolèrent une défense sochalienne fébrile. L’addition eût pu être corsée mals Rust limita les dégâts. Notamment devant Pilorget (décidément…), Tanasi et Rocheteau. Et si les protégés de Pierre Posca relevèrent la tète dans les vingt dernières minutes, c’est tout bonnement parce que leurs adversaires avaient levé le pied, car l’attaque de Sochaux manquait de force de Pénétration et d’appuis.
Il fallut un remarquable tir, décoché de 30 mètres. du jeune Fernier pour que la pilule sochalienne fût moins amère. En somme, un exploit individuel dans une équipe qui, par le passé, affichait davantage de qualités collectives.
Paris-S.-G. a désormais six jours Pour préparer son déplacement pour Nîmes, ultime rencontre de répétition avant la venue de la Juve. Une équipe turinoise qui occupe tous les esprits du P.-S.-G. puisque Leduc, Piazza et Borelli, après avoir assisté à Lazio Rome-Juventus, étaient des spectateurs intéressés, hier après-midi, de Juventus-Milan A.C.
La “guéguerre” européenne commence. Depuis près d’un mois, les Parisiens ont démontré leur savoir-faire, leur organisation, leur quadrillage du terrain, leurs Possibilités techniques, tant offensives que défensives. Il ne leur est pas interdit de rêver mais qu’ils se méfient toutefois de tomber dans le piège tendu par Trappatoni, qui n’a pas hésité à taxer l’équipe Parisienne de “remarquable” et de “ terriblement dangereuse”. C’est sans doute pousser le bouchon un peu trop loin.

Salut les artistes!

Discussion animée. dans les vestiaires sochaliens, avec une question à la clé : comment marquer ces diables de Susic et de Rocheteau ? Rust. Dreossi et Agerbeck étaient d’accord : une tâche ardue. C’est peut-être également la question que se pose Trappatoni gui pense sans doute à… Gentile et Cabrini !

ROCHETEAU et SUSIC ont, vous l’aurez compris, été une fois encore déterminants. Le premier a retrouvé souffle et joie de jouer, le second reste un stratège inégalable méme si les déchets ont été plus nombreux que d’habitude. Dans un match relativement facile et au cours duquel le P-SG aura démontré un leu collectif et une circulation du ballon excellente, les deux superstars du P-SG auront été fort bien soutenues par le fringant LEMOULT, l’inépuisable FERNANDEZ, le volontaire ZAREMBA. GUILLOCHON, en très net regain de forme, et Jean-Marc P1LORGET, précis, efficace, tant dans les domaines offensif que défensif. Pour un loueur oui se disait fatigué… Il a en tout cas tapé dans l’oeil de Trappatoni !
Côté sochalien, ne cachons pas notre déception. L’afflux massif de jeunes est une bonne chose comme un handicap. Avec eux, on ne sait jamais sur quel pied danser. Hier, tous avaient une foulure de la cheville. Seuls RUST, auteur de plusieurs arrêts brillants, et parfois SANTOS justifièrent leur réputation. A un degré moindre également, le meneur FERMER. Cet espoir aura eu au moins le mérite d’inscrire un but de toute beauté. Maigre consolation pour l’équipe.

Réactions (France Football) :

Pilorget « On a trouvé une équipe »

47e minute de Paris S-G.-Sochaux. Jean-Marc Pilorget est à « l’attaque, en soutien de Rocheteau. Talonnade – ce geste qui fait fureur au P.S-G. ces temps-ci – de Dominique, Pilorget, frappe. Ça fait 2-0.
68e minute reprise de Fernier. Le ballon va droit au but. Qui est sur sa ligne ? Pilorget. Au four et au moulin, dit-on parfois. C’était tout à fait ça, Pilorget, samedi contre Sochaux. Un Pilorget requinqué, après une semaine pas tout à fait comme les autres…

« Vous avez déclaré forfait pour le stage des Olympiques et votre décision a été critiquée. Comment avez-vous réagi à cela ?
– Mal, très mal. Je ne vois vraiment pas pourquoi on s’en est pris à moi. Que je sache, il y a pas mal d’autres joueurs qui ont déclaré forfait pour France-Espagne et les Olympiques, et qui jouent ce soir. Si je n’ai pas répondu à la convocation des sélectionneurs, c’est parce qu’on me l’a conseillé. J’avais ressenti une pointe de contracture la semaine précédente. Il valait mieux ne pas prendre trop de risques. Il était plus sage de me reposer. C’est vraiment dommage que cela me soit arrivé à ce moment-là car, c’est vrai, je pouvais avoir une chance de jouer contre l’Espagne. Je le répète, j’ai trouvé très bizarre qu’on m’attaque, qu’on me soupçonne. et surtout, qu’on pense à ma place.
– Et ces trois jours de repos vous ont fait du bien ?
– Dans une période comme celle que nous connaissons actuellement, souffler trois jours, ce n’est pas un luxe. Mais cela provoque une conséquence qui peut paraître contradictoire : on se sent mieux physiquement, et en même temps on a du mal à se reconcentrer et à reprendre la compétition. Je l’ai souvent remarqué. Une trêve de dix jours est bonne à prendre, mais il faut toujours se méfier de ce contrecoup.
– L’avez-vous ressenti contre Sochaux ?
– Oui, en début de match, face a une équipe sochalienne qui était alors bien regroupée et faisait bien circuler le ballon. Nous avons eu du mal à vraiment entrer dans le match.
– Ensuite, ce fut plus facile, et vous voilà avec cinq victoires consécutives. Etonnant, non, pour une équipe qui, juste avant cette série, venait de se faire battre à domicile par Monaco ?
– Tout est parti de ce match-là, effectivement. Nous avons vraiment touché le fond contre Monaco. Nous n’avions pas compris qu’en dépit de notre victoire en Coupe contre Nantes et de quelques coups d’éclat nous n’avions rien prouvé encore. Il nous a fallu cette dure défaite pour en prendre conscience. Je crois que c’est la Coupe d’Europe qui nous a relancés. Contre Glentoran, nous savions que nous aurions affaire à un adversaire physique et soudé. Il fallait donc que nous nous serrions les coudes. C’est à partir de ce moment-là que nous avons retrouvé – ou trouvé, tout simplement – notre jeu collectif. On a enfin trouvé une équipe. Ce n’est peut-être pas toujours aussi brillant que dans certaines occasions passées, mais on se sent plus sereins. Derrière, on est tranquilles, et puis nos accélérations font mal. C’est notamment très net à l’extérieur, et ce n’est certainement pas un hasard si nous venons de gagner trois fois en Championnat hors du Parc.
– Maintenant se profile à l’horizon votre match contre la Juventus qui fait déjà énormément de bruit. Vous y pensez ?
– Nous préférerions ne pas y penser déjà. Moi, je pense d’abord qu’il y a un match vendredi à Nîmes. Mais il est bien difficile de ne pas entendre parler de la Juve, ces temps-ci…


Le stade :

Le Parc des Princes
Le Parc des Princes

 

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