Les gardiens du PSG – Partie 3/5

Troisième partie sur les gardiens du PSG. Partie qui ne couvrira que neuf saisons et que cinq gardiens du PSG. Mais dans les cinq, il y a sûrement le meilleur gardien de l’histoire du PSG.
Bernard Lama – 1992/1997 et 1998/2000 – 318 matchs – Taille : 1m83

Si nous devions retenir qu’un gardien parmi les gardiens du PSG, ce serait sûrement lui. C’est LE gardien des grandes épopées du Paris Saint-Germain. Alors oui, il y a eu d’autre grands gardiens passé au PSG. Comme, Pantelić, Baratteli et Bats, mais ce choix de Lama comme LE Gardien, n’est peut-être qu’une question générationnelle. Alors qu’il est au RC Lens pour la saison 91/92, Lama signe un pré-contrat avec le PSG pour la saison suivante. Mais avant ça, celui qui avait déjà comme surnom « le chat » était passé par plusieurs clubs de D1. En effet, au LOSC, comme titulaire pendant 3 saisons. Puis au FC Metz et à Brest, pendant une saison chacun, verront le Guyanais être leur dernier rempart.

C’est donc en 1992 et à l’âge de 29 ans que Lama arrive dans la capitale pour remplacer Bats. Si le public ne lui offre pas un accueil chaleureux, ses performances lui permettront de faire l’unanimité assez rapidement. Sa première saison fut très bonne, sa deuxième le fut encore plus. Il remporte le championnat de France, première sélection avec les bleus et il est désigné comme joueur français de l’année. Puis s’enchaîneront les beaux parcours en coupe d’Europe, avec en point d’orgue, la victoire en Coupe de Coupes en 1996. Alors qu’il effectue un bel Euro, des envies d’ailleurs lui viennent. Le Barça s’intéresse à lui, mais il reste finalement dans la capitale.

Mais cette saison 96/97 sera mouvementé pour Lama avec plusieurs faits qui lui seront défavorables. Le premier, alors qu’il est dans une forme olympique, c’est sa blessure à Cannes le 15 septembre 1996. Lors de ce match de la septième journée de D1, le PSG mène difficilement. Et à 5 minutes du terme de la rencontre, les parisiens concèdent un penalty. Lama, qui n’a toujours pas encaissé de but depuis le début de saison, repousse le penalty de Charvet. Malheureusement, s’il garde son invincibilité, il blesse en même temps. Le chat se tord de douleur, remplacement, genou bloqué.  Lama est sur le flanc pour un mois de compétition et ne retrouvera pas vraiment son vrai niveau.

Par la suite, en février 1997, il est contrôlé positif au Cannabis lors d’un rassemblement avec l’équipe de France. S’il peut continuer à jouer avec le PSG, il est suspendu d’équipe de France et perdra sa place de titulaire. Et pour terminer, plus tard dans la saison, il perd le capitanat au profit de Rai. Le 15 mai 1997, le lendemain de la finale perdu contre Barcelone, la sentence tombe, Lama est suspendu deux mois ferme. La sanction prend effet au 30 mai et ne s’applique qu’en période de compétition. Il manquera alors le Tournoi de France et par extension, une partie de la saison 97/98 avec le PSG.

Le PSG prend acte de la suspension de Lama et décide de se tourner vers un gardien plus jeune et recrute Christophe Revault. Il est signifié à Lama qu’il se doit de se trouver un point de chute, ce qu’il fait à l’hiver 1997 en signant à West Ham. Si son expérience londonienne n’est pas la meilleure du monde, elle lui permet de gagner sa place dans le groupe France pour la coupe du monde 1998. Après un titre de champion du monde, à 35 ans, Lama se retrouve sans club.

Mais Charles Bietry, le nouveau président du PSG, décide de faire revenir le gardien en remplacement de Revault. Le deal est fait et Lama retrouve le PSG dans ce qui sera une saison noire pour le club. Lors de la saison 99/00, qui est sa dernière avec le PSG, il est l’un des artisans majeurs de la belle deuxième place du club en championnat. Le 4 mai 2000, il dispute son dernier match au Parc des Princes et reçoit les honneurs du public parisien. Ainsi à 37 ans et après 7 saisons et 318 matchs, Lama quitte le PSG, laissant depuis près de 20 ans une trace indélébile dans les buts parisiens. En effet, à l’aube de l’année 2020, il est toujours le dernier gardien de haut niveau du PSG. Même si le dernier venu, Keylor Navas a largement le potentiel pour lui ravir ce titre.

Palmarès : Champion de France 1994 ; Coupe de France 1993 et 1995 ; Coupe de la Ligue 1995 et la Coupe des Coupes 1996.

Luc Borrelli – 1993/1995 – 8 matchs – Taille : 1M82

Formé à l’ASPTT Marseille, Luc découvre le haut niveau et la D1 en 1986 à l’âge de 21 ans avec le SC Toulon. Il reste 7 saisons chez les Toulonnais et est titulaire lors des saisons 91/92 et 92/93. À la suite de la relégation de son club en D2, le PSG le recrute pour devenir la doublure de Bernard Lama pour la saison 93/94. Pour sa première saison, il ne joue que deux matchs en championnat dont les 15 dernières minutes du PSG-Bordeaux comptant pour la 38ème journée de D1.

Sa deuxième saison avec le PSG lui donnera l’occasion de disputer 4 matchs sur 5 en Coupe de la Ligue, dont la finale victorieuse contre Bastia. Finalement, après un titre de champion de France en 94 et la Coupe de la Ligue 1995, Borelli quitte la capitale. Il quitte donc Paris pour rejoindre le SM Caen alors en D2 et qui vise la montée. Il reste 3 ans chez les Normands, réussissant la montée dès la première saison, mais faisant l’ascenseur la saison suivante. Après une dernière saison en D2 avec Caen et une médaille de bronze obtenue pour acte de courage et de dévouement, il rejoint l’OL.

Malheureusement, il ne restera que 8 mois à Lyon, la faute à un terrible accident de la route qui lui fut fatal le 3 février 1999.
« Luc était un type fantastique, un vrai, naturel et droit » – Alain Cavéglia, capitaine de l’OL.
Palmarès : Champion de France 1994 ; Coupe de la Ligue 1995.

Vincent Fernandez – 1996 /1998 – 26 matchs – Taille : 1m87

Né à Saint-Germain en Laye, il signe pro au PSG à 19 ans. Dans la foulée, il part en pret de 1994 à 1996 dans le club partenaire du PSG, La Berrichonne Châteauroux. Avec près d’une cinquantaine de matchs avec les pensionnaires de L2, il revient au PSG pour être la doublure de Bernard Lama. Et le haut niveau, il va le découvrir assez vite, profitant d’une blessure de Lama à la mi-septembre lors d’un match à Cannes. Pendant un mois, il enchaînera 6 matchs en D1 et 2 en Coupe des Coupes. Puis, il jouera un match de Coupe de France à Besançon contre l’US Fécamp. Ces 9 matchs, en plus des trois minutes à Cannes, seront les seuls de sa première saison au PSG.

Lors de sa deuxième saison, il garde son rôle de doublure, mais cette fois au profit de Christophe Revault. Ce dernier, remplaçant Bernard Lama, ne sera pas satisfaisant et Fernandez prendra sa place dans les buts parisiens sur 6 des 9 derniers matchs du PSG en championnat. Mais sur cette saison 97/98, il sera surtout titulaire lors des matchs de coupe. Disputant ainsi les finales de Coupe de France et Coupe de la Ligue, réciproquement contre Lens et Bordeaux. Lors de la finale de la Coupe de la Ligue, pendant la séance des tirs au but, il détournera la tentative de Gralak. Mettant ainsi le PSG sur de bons rails. Pour la saison 98/99, Bernard Lama revenant au PSG, il décide de partir afin d’avoir du temps de jeu et rejoint le FC Sochaux. Palmarès : Coupe de France et Coupe de la Ligue 1998.

Christophe Revault – 1997/1998 – 37 matchs – Taille : 1m90

Recruté pour palier au départ programmé de Lama, il vient pour être titulaire pour la saison 97/98. Malheureusement, le Havrais ne convainc pas du tout. En effet, celui qui postulait une place dans les 22 pour la coupe du monde 1998 livrera une performance catastrophique en ligue des champions. Le PSG se déplace sur le terrain du Bayern de Munich et il est coupable sur 2 des 5 buts encaissé. Un contrôle raté sur une passe en retrait et une relance dans les pieds adverse permettent à Jancker d’inscrire en doublé.

Un mois plus tard, à Monaco, il offre à Ikpeba l’ouverture du score lors d’une défaire 3-0. Finalement, c’est sa doublure, Vincent Fernandez, qui terminera la saison, que ce soit en championnat et surtout lors des coupes nationales victorieuses. Ce match à Munich le plombera. Revault ne s’en remettra pas et il quittera le PSG dès la fin de saison pour le Stade Rennais.

Dominique Casagrande – 1998/2001 – 23 matchs – Taille : 1m89

Casagrande commence sa carrière professionnelle au FC Nantes à l’âge de 23 ans. Pour sa première saison avec les canaries, il dispute une vingtaine de matchs et finit Champion de France en 1995. La saison suivante, il est titulaire lors du beau parcours nantais en ligue des champions. Mais au début de sa troisième saison, il se blesse et c’est un tout jeune gardien de 17 ans et future connaissance parisienne qui sera finalement titulaire : Mickael Landreau.

En quête de temps de jeu, il décide de rejoindre Séville alors en D2 espagnole. Il ne restera là-bas qu’une saison avant de rejoindre le PSG lors de la saison 98-99. Il est titulaire lors du trophée des champions gagné contre Lens. Puis titulaire aussi lors de la déroute (3-1) face au futur champion bordelais, lors de la première journée de D1.

Mais c’est comme doublure de Lama qu’il est recruté. Et cette hiérarchie, Casagrande ne l’inversera jamais. Seulement 6 matchs pour sa première saison. Et il en sera de même pour sa deuxième saison, mais cette fois avec seulement un match en championnat, contre l’OM au Parc (0-2) et 5 en Coupe de la Ligue, dont la finale perdue contre Gueugnon. Sa troisième et dernière saison parisienne, il l’entame dans la peau d’un titulaire. En effet, Lama est parti à Rennes, le PSG engage Letizi pour être en concurrence avec Casagrande.

Malheureusement, ce dernier ne s’impose pas, et sans être sa faute, la défaite 5-3 à Troyes lui est fatale. Il réapparaîtra dans le but parisien deux mois plus tard, encaissant un lob de 50 mètres du Bordelais Pauleta. Finalement, il ne jouera qu’une dizaine de matchs, avant de partir Saint-Étienne. De son coté, Jérôme Alonzo fait le chemin inverse.

Palmarès : Trophée des Champions 1998

 GALERIE ET FOND D’ÉCRAN

 

Prince Owski

Heureux propriétaire du suffixe -Owski.
"Qu’importe : on pourra même me traiter de fou, il n’y a que ces couleurs Parisiennes qui illuminent mon cœur. Et à chaque blessure, il saigne ce cœur-là. Mais il s’enflamme encore." Francis Borelli
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